«Je ne peux pas m'imaginer pourquoi ce n'est pas comme ça», a lancé le député Galipeau.

Ottawa bilingue: à la province d'agir, dit le député Galipeau

Le député conservateur d'Ottawa-Orléans, Royal Galipeau, trouve inconcevable que la Ville d'Ottawa n'ait pas un statut bilingue officiel, mais il refuse de s'impliquer directement dans le débat qui, à son avis, relève de la province.
«Je ne peux pas m'imaginer pourquoi ce n'est pas comme ça, a lancé M. Galipeau. Je comprends qu'il y a une certaine résistance, mais la résistance ne vient pas de chez nous. [...] Je connais tous les efforts que les francophones ont mis à Ottawa pour qu'elle devienne bilingue. Mais, la dernière fois que j'ai vérifié la Constitution du Canada, les municipalités étaient des créatures provinciales. Moi, je m'occupe de mon tricot. La province de l'Ontario devrait s'occuper du sien.»
Questionné sur le fait que la désignation bilingue officielle de la Ville d'Ottawa dépassait les bornes municipales en raison de son statut de capitale fédérale, M. Galipeau a continué à renvoyer la balle dans la cour de la province de l'Ontario.
«Le 9 mai 2001, le conseil municipal a approuvé deux résolutions dans le but d'officialiser le statut linguistique de la Ville d'Ottawa et d'envoyer la résolution au gouvernement provincial pour lui demander d'enchâsser dans la loi constituante de la ville. Le gouvernement provincial de l'époque ne l'a pas fait, ni ses successeurs. [...] Il n'a pas voulu s'ingérer dans le statut linguistique de la ville.»
De son côté, le maire d'Ottawa, Jim Watson se tue à répéter depuis des années qu'une politique de «bilinguisme pratique» suffit dans la capitale fédérale.
Par ailleurs, M. Galipeau rappelle que le gouvernement fédéral a aidé à financer la mise en oeuvre des services en français pour la Ville d'Ottawa «par coups de millions» depuis 2001.
L'entente de cinq ans conclue en 2001 entre la Ville d'Ottawa et le fédéral prévoyait une subvention du gouvernement pour aider la municipalité à offrir et à développer ses services en français destinés à sa population. Durant cette période, la Ville avait reçu 2,5 millions $ pour notamment traduire des documents, offrir un service de traduction simultanée durant les comités et conseils et aider les commerçants d'Ottawa à améliorer leurs offres de services pour les francophones.