Dix-Sept noms figureront sur le bulletin de vote des résidents d’Orléans.

Orléans : le défi de se démarquer

Dix-Sept noms figureront sur le bulletin de vote des résidents d’Orléans. Le nombre élevé de candidats s’inscrit parmi les enjeux auxquels devront faire face les aspirants conseillers municipaux d’ici le jour du vote le 22 octobre.

« C’est important que les candidats travaillent fort pour faire entendre leur message. Si vous regardez les pancartes qui sont affichées par exemple, on voit qu’il y a un groupe de cinq, six qui sont en avance sur les autres. Ce sera intéressant de voir qui arrivera en premier à la fin de la course », confie le conseiller sortant Bob Monette, qui ne sollicite pas un cinquième mandat dans le quartier Orléans.

C’est la première fois qu’autant d’individus se mènent la lutte dans ce quartier de l’est de la ville. Le dernier exploit remonte à l’élection partielle en 2006 alors que huit personnes s’étaient présentées. Le record à l’échelle de la municipalité revient au scrutin de 2010 avec 20 candidats à la mairie.

M. Monette, qui a été élu pour la première fois dans Orléans en 2006, voit d’un bon œil qu’il y ait autant d’intérêt pour représenter les citoyens du secteur. Selon lui, les 17 candidats apporteront plusieurs nouvelles idées. Bien que le pourcentage de votes risque d’être faible, M. Monette croit que ça fait partie de la démocratie.

« Je respecte la démocratie, soutient-il. À la fin de la course, la personne qui aura un vote de plus que les autres sera la gagnante. »

Le conseiller a rencontré chacun des candidats au moins une fois depuis le début de la campagne électorale. Deux d’entre eux ont annoncé qu’ils ne feront pas campagne après la fin de la période de mise en candidature, soit Doug Fletmate et Louise Soyez.

L’échevin avait promis qu’il resterait neutre pendant la campagne électorale et qu’il n’appuierait pas un candidat en particulier. Il admet avoir des favoris, sans donner plus de détails.

Les candidats optimistes

Les aspirants élus sont nombreux à parler la langue de Molière. Parmi les douze qui ont répondu aux questions envoyées par Le Droit, neuf se disent bilingues, deux affirment pouvoir se débrouiller en français tandis qu’un autre promet qu’il suivra des cours.

Rick Bédard est d’avis que les francophones doivent être plus nombreux à siéger autour de la table du conseil.

« Il n’y a que quatre conseillers francophones qui siègent au sein du conseil municipal alors que la Ville est maintenant officiellement bilingue, rappelle-t-il. Il est donc essentiel d’élire un conseiller ou une conseillère dont la langue maternelle est le français afin de bien représenter la culture francophone dans notre ville. »

Le nombre élevé de candidats n’effraie pas la majorité des aspirants élus.

« L’un des aspects positifs est la sensibilisation beaucoup plus grande à l’élection municipale dans le domaine public, croit Jarrod Goldsmith. Avec la plupart des candidats qui sollicitent et impliquent activement la communauté, le taux de participation des électeurs pourrait être supérieur à celui des élections précédentes. »

Pour sa part, Catherine Kitts compte tirer profit de la faible participation des femmes et des jeunes impliqués en politique pour se démarquer.

« Il manque de femmes au conseil municipal d’Ottawa et de jeunes qui s’impliquent en politique municipale. Je fais partie des deux groupes, souligne-t-elle. Je suis aussi éduquée et j’ai de bonnes connaissances quant aux enjeux d’Orléans. En tant qu’ancienne rédactrice en chef du journal Orléans Star et ex-journaliste à l’Express d’Ottawa, j’ai enquêté sur les enjeux qui concernent la population de l’est de la ville au quotidien. »

De son côté, Diego Elizondo mise sur une « campagne propre ». Il rappelle qu’il n’utilise pas de pancarte électorale en plastique et qu’il se déplace uniquement à bord des autobus d’OC Transpo. De plus, il n’accepte pas de financement de la part des promoteurs et des entrepreneurs. « Advenant mon élection, j’aurai une liberté totale afin de prendre des décisions dans l’intérêt supérieur d’Orléans, sans craindre les pressions du monde des affaires », affirme M. Elizondo.