OC Transpo veut assurer la sécurité sur son réseau

La sécurité au sein des autobus d'OC Transpo demeure une priorité pour la Ville d'Ottawa. Le directeur général du service de transport en commun, John Manconi, a confirmé mercredi que son équipe avait entamé la collecte de données en matière de crime sur son réseau, afin d'améliorer la sécurité aux différents points de service du réseau.
«Il s'agit d'un processus manuel fastidieux, mais il doit être accompli et il sera achevé, a insisté M. Manconi. Nous allons utiliser ces données pour développer des stratégies pour la mise en application des règles et pour effectuer des blitz.»
Un tel blitz a été effectué le week-end dernier sur les circuits d'OC Transpo avec des policiers d'Ottawa et des agents de réglementation.
Les autorités ont remis 459 constats d'infractions provinciales, tandis que 24 accusations criminelles ont été portées et quatre mandats d'arrêt ont été lancés.
«Arrêt sécuritaire»
Rappelons que plusieurs événements fâcheux ont eu lieu au cours des derniers mois dans les autobus et à certains arrêts, allant de voies de fait à des agressions sexuelles. Les arrêts Blair et Billings sont particulièrement ciblés par les malfaiteurs.
M. Manconi a expliqué en long et en large hier les 10 programmes et initiatives développés par OC Transpo pour améliorer la sécurité des passagers. Du nombre, le programme «arrêt sécuritaire» a subi une modification.
Il permet à tout passager de débarquer à un endroit sécuritaire à proximité de sa destination au lieu de l'arrêt habituel et ce, dès 19h au lieu de 21h. Il suffit d'en faire la demande au chauffeur.
Bien qu'elle louange ce service, la conseillère de Kanata-Nord, Marianne Wilkinson, espère y voir des améliorations.
«J'ai plusieurs plaintes de citoyens qui disent ne pas avoir un service d'autobus près de chez eux et qu'ils doivent parfois marcher entre 20 à 30 minutes dans le noir. Cela les effraie. Puisqu'il n'y a eu aucune expansion à notre service depuis quelques années, pourrions-nous prolonger certains circuits le soir pour les accommoder? Est-ce que les citoyens en ont pour leur argent?», a-t-elle demandé.
«Nous sommes très limités. Il n'y a aucune manoeuvre financière dans nos budgets pour ajouter des services», a répondu M. Manconi, faisant allusion aux contraintes établies par les élus.