OC Transpo: l'attention se tourne vers la fiabilité du service d'autobus

Alors que la Ligne de la Confédération prend du mieux, l’attention se tourne vers la fiabilité chancelante du réseau d’autobus durant une mise à jour du service d’OC Transpo, mercredi matin.

Questionné sur le nombre élevé d’annulations de trajets et de retards dans les derniers jours, le directeur général d’OC Transpo, John Manconi, a indiqué que l’organisation manque de chauffeurs. En attendant de compléter les processus d’embauches en cours, OC Transpo compte sur ses employés pour effectuer des heures supplémentaires, mais plusieurs les refusent même si elles risquent d’être lucratives.

«Ils sont épuisés. Nos chauffeurs ont travaillé de longues heures depuis quelques années pour régler nos problèmes, indique M. Manconi. On peut offrir les meilleurs incitatifs au monde, mais on arrive à une période de l’année où ils veulent passer du temps avec leur famille.»

Le grand patron d’OC Transpo fait référence aux problèmes de fiabilité du réseau d’autobus dans les mois qui ont précédé le lancement de l’O-Train. Le nombre d’heures de service annulées était en progression constante depuis 2015, mais ce chiffre a explosé à compter de décembre 2018 en raison des nombreux détours sur le réseau d’OC Transpo et des retards occasionnés par le trafic et les travaux routiers, a indiqué John Manconi.

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OC Transpo est limité dans sa capacité d’embaucher rapidement de nouveaux chauffeurs en raison de la disponibilité des formateurs. Pour pallier à la situation, une entente a été négociée avec le syndicat des chauffeurs pour verser une prime aux employés qui ne prendront pas de vacances durant les trois premiers mois de 2020, soutient M. Manconi.

Ce dernier ajoute qu’il faudra probablement attendre en juin avant qu’OC Transpo puisse compter sur le nombre de chauffeurs nécessaires pour mener à bien ses opérations sans surtaxer ses employés en raison d’un manque de formateurs disponibles. Environ 23 chauffeurs seront formés tous les 36 jours, indique John Manconi.

Service R1

Le président de la Commission du transport en commun d’Ottawa, Allan Hubley, affirme qu’il s’attend à ce que les 20 autobus placés en attente aux heures de pointe pour le service R1 de remplacement de l’O-Train puissent bientôt retourner sur la route.

«Je comprends que les gens soient fâchés de voir 20 autobus en attente, je le suis également. On pourrait les utiliser pour augmenter la fréquence et la fiabilité de nos trajets», affirme M. Hubley.

«En même temps, on a vu ce qui arrivait chaque fois qu’on a dû retirer des autobus de leur circuit pour le service R1, on laissait plein de gens sur le bord de la route à se demander où est leur autobus. Ce n’est pas du bon service non plus», ajoute-t-il.

Allan Hubley veut voir comment le train léger va réagir aux conditions hivernales avant de mettre fin à cette police d’assurance. Il s’attend toutefois à ce que les 20 autobus ne soient plus placés en attente assez tôt en 2020.