La COVID-19 est certainement un frein pour le Rideau Transit Group (RTG) alors que le consortium doit accélérer la cadence pour réparer les enjeux de la Ligne de la Confédération.
La COVID-19 est certainement un frein pour le Rideau Transit Group (RTG) alors que le consortium doit accélérer la cadence pour réparer les enjeux de la Ligne de la Confédération.

O-Train: le temps presse pour RTG

La COVID-19 est certainement un frein pour le Rideau Transit Group (RTG) alors que le consortium doit accélérer la cadence pour réparer les enjeux de la Ligne de la Confédération. La direction d’OC Transpo remet tout de même en question leur volonté d’agir rapidement, dévoilant au conseil municipal que la solution à certains des problèmes de l’O-Train est connue depuis plusieurs mois.

«Si on prend les problèmes avec les portes par exemple, la solution a été identifiée en décembre, mais ils ont pris du retard dans son implantation. Plusieurs problèmes auraient pu être corrigés il y a plusieurs mois», a indiqué au conseil municipal le directeur des opérations sur rail d’OC Transpo, Michael Morgan.

«Nous croyons qu’ils ont l’expertise pour faire le travail, mais ils ont besoin de volonté, a de son côté commenté le directeur général du transporteur, John Manconi. L’éléphant dans la pièce, c’est les véhicules.»

M. Manconi ajoute que RTG doit mettre de la pression sur son partenaire Alstom — le fabricant des véhicules sur la Ligne de la Confédération — afin de régler ce type de problèmes rapidement.

Échéanciers insatisfaisants

La crise de la COVID-19 est un «couteau à double tranchant» pour RTG, soutient John Manconi. D’une part, leur chaîne d’approvisionnement pour le remplacement de pièces défectueuses est paralysée. De l’autre, la réduction de l’achalandage a permis de fermer le service pendant quelques jours pour donner au consortium du temps inespéré pour réaliser des travaux d’entretien.

C’est dans ce contexte que RTG doit mettre en œuvre son plan de correction des problèmes de l’O-Train après l’envoi d’un avis de manquement par la Ville d’Ottawa au début du mois de mars.

MM. Morgan et Manconi ont indiqué à plusieurs reprises mercredi que l’aspect technique du plan de correction de RTG est convenable, mais que la Ville est déçue de l’incapacité du consortium à fournir des échéanciers clairs avant qu’il soit en mesure de fournir un service fiable sur la Ligne 1 de l’O-Train.

«Notre attente, c’est que ça fonctionne bien avant la fin du mois d’août», lance John Manconi d’un ton catégorique.

Malgré ces insatisfactions par rapport à la réponse de RTG à l’avis de manquement de la Ville, le directeur général d’OC Transpo soutient qu’il est préférable de continuer de travailler avec ce consortium pour améliorer le service sur la Ligne de la Confédération.

«Toute la pression commerciale est sur RTG. Avec l’avis de manquement, c’est une position très forte qui a été prise par la Ville, explique le directeur général d’OC Transpo. Si la réponse n’est pas acceptable, nous regardons d’autres possibilités d’actions à notre disposition en vertu des clauses du contrat avec RTG.»