Trois aspects doivent avoir été réglés avant que la population puisse monter à bord des trains le long du tronçon de 12,5 kilomètres entre les stations Blair et Pré-Tunney.

O-Train: du retard dans l'échéancier des travaux

L’échéancier des travaux en vue de la livraison de la Ligne de la Confédération de l’O-Train pourrait bien ne pas être respecté, a annoncé la Ville d’Ottawa vendredi.

La municipalité a indiqué lors d’une mise à jour technique sur le projet de 2,1 milliards $ que le consortium Groupe de transport Rideau (RTG) l’avait récemment avisée qu’il est probable qu’il ne soit pas en mesure de respecter la date prévue de la mise en disponibilité du service payant, soit le 24 mai 2018. C’est à ce moment que la Ville aurait dû prendre possession des lieux d de l’entrepreneur, selon l’entente. 

En conséquence, la Ville d’Ottawa a exigé de la part de RTG un nouveau calendrier détaillé. Les deux partenaires sont en pourparlers et devraient pouvoir annoncer une nouvelle date de mise en disponibilité du service payant dans les plus brefs délais, afin de minimiser voire éliminer les retards. 

Le directeur technique de RTG, Peter Lauch, soutient qu’il n’y a pas de lien à faire entre ce retard et les accidents de travail survenus sur le chantier.

Les autorités municipales indiquent que ce retard ne signifie cependant pas nécessairement un report de la date de mise en service pour le public. Il est d’ailleurs toujours impossible de pointer une journée sur le calendrier pour ce moment-clé que des milliers d’usagers attendent avec impatience. 

« Notre objectif est que le train léger soit en fonction en 2018. [...] L’achèvement des travaux à temps est dans l’intérêt des deux parties », s’est contenté de dire le directeur général des Services de transports, John Manconi.

Trois aspects doivent avoir été réglés avant que la population puisse monter à bord des trains le long du tronçon de 12,5 kilomètres entre les stations Blair et Pré-Tunney. 

Il faudra que la mise en disponibilité du service payant soit chose faite, que les mises à l’essai des véhicules aient été effectuées et qu’un vérificateur de la sécurité indépendant ait donné son feu vert pour l’exploitation du réseau. La date sera aussi établie entre autres en fonction de la réduction du nombre d’autobus et des considérations saisonnières.

Ni la Ville ni RTG ne sont en mesure de chiffrer la proportion des travaux de cette phase 1 du train léger qui est complétée. Est-ce 60 % ou 80 %, par exemple ? Il est ardu de répondre avec exactitude à cette question, dit-on.

« Avec tous les systèmes à installer et le travail d’intégration à faire, c’est compliqué. Ce n’est pas aussi simple que lorsqu’on construit une maison. [...] Il y a beaucoup de choses en arrière-scène, une grosse partie du projet qui n’est pas visible », soutient M. Manconi. 

20 voitures assemblées

Les travaux sont beaucoup plus avancés pour les stations de l’est, par exemple Blair et St-Laurent, alors que les ouvriers ont encore bien du pain sur la planche dans l’ouest, entre autres à Bayview. Des travaux électriques, de génie civil et d’installation des ascenseurs ainsi que que des escaliers roulants sont encore à compléter. 

Sous terre, dans le tunnel du centre-ville, l’excavation est chose du passé et le revêtement final est quasi terminé. Des travaux majeurs sont encore nécessaires à la station Rideau. 

Les mises à l’essai initiales des véhicules ont débuté dans l’est du tronçon de 12,5 kilomètres. Au total, 20 des 34 voitures de train qui pourront chacune transporter 600 passagers ont été assemblées jusqu’à présent, a-t-on indiqué. Cinq autres se trouvent sur la chaîne d’assemblage. Également, l’installation de 20 des 25 kilomètres de voie ferrée principale est complétée.