Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Des fissures ont été découvertes le 2 juillet dernier sur deux roues du train léger d'Ottawa.
Des fissures ont été découvertes le 2 juillet dernier sur deux roues du train léger d'Ottawa.

O-Train: de possibles fissures cachées dans les roues, prévient le BST

Julien Paquette
Julien Paquette
Le Droit
Article réservé aux abonnés
L’enquête du Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) sur les fissures découvertes dans les roues de l’O-Train cet été n’est pas terminée, mais les premières analyses laissent entendre qu’il pourrait y avoir plus de fissures qu’anticipé.

Rappelons que deux roues fissurées ont été découvertes le 2 juillet dernier. Rideau Transit Maintenance avait alors lancé un programme d’inspection quotidienne des roues qui est toujours en vigueur à ce jour. Grâce à ces vérifications, quatre autres roues fissurées ont été trouvées.

Le BST a rapidement déclenché une enquête pour identifier la cause de cette usure plus rapide que prévu des roues sur la Ligne de la Confédération.

Un avis de sécurité ferroviaire — rédigé par le directeur des enquêtes Rail et Pipeline du BST, Paul Treboutat — a été diffusé mardi après la découverte de fissures qui n’avaient pas été détectées initialement, lorsque les trois vis de démontage de ces roues ont été retirées.

Dans cet avis de sécurité, M. Treboutat explique que ces vis servent à «séparer le moyeu de la roue du moyeu de l’essieu». 

Une roue du train léger

Inspection pancanadienne

Les roues sont assemblées dans une usine européenne de l’entreprise Lucchini et elles «sont emballées en groupes de quatre, dans des caisses en bois» avant d’être expédiée, soutient Paul Treboutat.

Or, une analyse préliminaire réalisée par Alstom — fabricant des véhicules de la Ligne de la Confédération — a permis de constater que toutes les vis de démontage étaient déjà installées dans les roues expédiées par Lucchini.

«Il s’agissait d’un changement de processus et c’était la première fois que des roues résilientes étaient expédiées avec des vis de démontage installées. Avant la construction des véhicules légers sur rails (VLR) du train léger d’Ottawa, les roues résilientes de Lucchini étaient expédiées avec des bouchons en plastique ou en silicone installés dans les trous de vis de démontage pour protéger le taraudage», précise le directeur des enquêtes Rail et Pipeline du BST dans son rapport.

Exemple de fissure

«Il semble que le changement de processus ait été mis en œuvre sans exiger que le fabricant de roues (Lucchini), le constructeur de VLR (Alstom) ou le personnel qui installe les roues sur les bogies examine la surface arrière du moyeu de roue pour s’assurer qu’aucune des vis de démontage ne dépassait ou n’empêchait un bon ajustement avec la surface de contact du moyeu d’essieu», ajoute M. Treboutat.

Un examen de l’ensemble du stock canadien de nouvelles roues résilientes d’Alstom a été lancé par le BST et l’entreprise et 62,7% des roues qui ont fait l’objet d’une inspection jusqu’à maintenant avaient une ou plusieurs vis de démontage qui dépassaient de la surface arrière du moyeu de roue.

En ce qui concerne les roues de l’O-Train envoyées au BST pour les fins d’une enquête, la majorité des vis de démontage dépassaient. Au moment de retirer ces vis, de nouvelles fissures ont été découvertes.

Le BST demande à ce que «l’enlèvement de toutes les roues résilientes de Lucchini» soit accéléré puisque «certaines fissures de moyeu de roue peuvent ne pas être détectées et que la formation de fissures dans le secteur des vis de démontage installées dans le moyeu des roues résilientes peut être plus répandue qu’initialement prévu».