Les 1400 agents et les 600 membres civils du Service de police d'Ottawa onnt approuvé l'entente de principe dans des proportions respectives de 96% et 98% au début du mois de juin.

Nouvelle convention collective pour les policiers d'Ottawa

Les policiers d'Ottawa ont un nouveau contrat de travail d'une durée de quatre ans qui s'échelonnera jusqu'en décembre 2019.
Il s'agit de la toute première convention collective négociée depuis neuf ans entre l'Association des policiers d'Ottawa, qui compte quelque 2000 membres, et la Commission des services policiers d'Ottawa. 
Le contenu du nouveau contrat de travail, qui a nécessité six mois de pourparlers, s'avère un bel équilibre entre les demandes des deux parties, estiment tant le syndicat que la Ville. 
« Le contrat de travail priorise le bien‑être des membres, harmonise les salaires avec ceux des services de police semblables de la province et respecte le budget. La Commission a collaboré avec l'Association pour trouver le juste équilibre entre les besoins et les souhaits des membres, et des mesures responsables sur le plan financier. Les deux parties ont fait des concessions », de dire le président de la Commission des services policiers, Eli El‑Chantiry.
D'importantes modifications aux horaires des policiers lorsqu'ils doivent se présenter devant le tribunal à la suite d'un quart de travail de nuit ainsi que des hausses salariales réparties en 2018 et 2019 sont quelques-uns des principaux éléments du nouveau contrat de travail. En vertu de l'entente, la durée des cours de formation des agents sera aussi allongée. 
« C'est encourageant, car le processus a été convivial et on n'a pas eu recours à l'arbitrage. Les discussions se sont bien déroulées et nous avons maintenant devant nous un contrat équitable pour tout le monde. La Ville avait une approche plus collaborative, il semble y avoir une nouvelle philosophie », a lancé le président du syndicat, Matt Skoff.
Ce dernier précise qu'au-delà de la rémunération, c'est avant tout au chapitre de la santé mentale que les membres ont fait des gains, avec l'ajout une couverture illimitée pour les frais liés à la consultation d'un psychologue. Il s'agissait de l'une des priorités de la partie syndicale.
« La clause liée à la comparution des agents en cour en matinée était aussi de l'une de nos demandes. Auparavant, les policiers pouvaient terminer un quart de travail de nuit à 7 h 30 et devoir ensuite se rendre en cour. C'était un gros problème. Dorénavant, ils vont pouvoir terminer à 1 h du matin et pourront aller dormir à la maison quelques heures avant une comparution prévue en matinée. C'est unique, ça n'existe pas dans des services policiers ailleurs en province et même au Canada », a-t-il souligné.
Les 1400 agents et les 600 membres civils du Service de police d'Ottawa, qui étaient sans contrat de travail depuis un an et demi, avaient approuvé l'entente de principe dans des proportions respectives de 96 % et 98 % au début du mois de juin.