Nathalie Des Rosiers fait son entrée au conseil des ministres de l’Ontario avec le titre de ministre des Richesses naturelles et des Forêts.

Nathalie Des Rosiers promue ministre

EXCLUSIF / Quatorze mois jour pour jour après son élection, la députée d’Ottawa-Vanier Nathalie Des Rosiers prendra du galon mercredi alors qu’elle sera nommée ministre des Richesses naturelles et des Forêts à l’occasion d’un remaniement ministériel, a appris Le Droit en primeur.

À moins de cinq mois des élections provinciales, prévues le 7 juin, celle qui occupait les fonctions d’adjoint parlementaire aux ministres de l’Énergie et des Affaires intergouvernementales hérite du ministère qui était dirigé par Kathryn McGarry, qui hérite du portefeuille des Transports.

Le caucus libéral de la capitale fédérale comptera donc dorénavant quatre ministres, Mme Des Rosiers rejoignant ses collègues Marie-France Lalonde (Affaires francophones, Sécurité communautaire et Services correctionnels), Bob Chiarelli (Infrastructure) et Yasir Naqvi (Procureur général) au sein du cabinet Wynne. 

Au terme du remaniement, qui doit être annoncé mercredi en milieu d’après-midi par la première ministre Kathleen Wynne, huit femmes occuperont des « rôles clés au sein du gouvernement », affirme-t-on.

En plus de Nathalie Des Rosiers, élue avec 49 % des suffrages en novembre 2016 à la suite de la démission de Madeleine Meilleur, deux autres députées font leur entrée au conseil des ministres. Daiene Vernile et Harinder Malhi sont respectivement nommées à la tête du Tourisme, de la Culture et des Sports ; ainsi que de la Condition féminine. 

« Dans une conjoncture économique en évolution, notre plan veille à ce que tout le monde en Ontario ait de bonnes chances de réussite. C’est la raison pour laquelle il est si important pour moi que le Conseil des ministres remanié continue à représenter la diversité et la géographie de notre province », a réagi la première ministre Wynne par voie de communiqué.

D’autre part, un jeu de chaises musicales est rendu nécessaire en raison du retrait du cabinet de trois ministres ayant annoncé dans les derniers mois qu’ils ne brigueraient pas les suffrages en juin. 

Il s’agit de Deb Matthews (vice-première ministre, Enseignement supérieur et Formation professionnelle), Brad Duguid (Développement économique et croissance) et Liz Sandals (Conseil du trésor). 

Mitzie Hunter passe de l’Éducation à l’Enseignement supérieur et à la Formation professionnelle, alors qu’Indira Naidoo-Harris ajoute l’Éducation à son portefeuille actuel de la Petite Enfance et de la Garde. 

Quant à Kathryn McGarry, elle hérite des Transports, un poste qui était occupé par Steven Del Duca, lequel prendra la relève au ministère du Développement économique et de la Croissance. 

La présidence du Conseil du trésor est confiée à Eleanor McMahon, aussi nommée ministre responsable de l’Action pour un gouvernement numérique, tandis qu’Helena Jaczek conserve le ministère des Services sociaux et communautaires tout en devenant présidente du conseil des ministres. 

Avocate, spécialiste du droit constitutionnel et ex-doyenne de la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa, Nathalie Des Rosiers a reçu au fil de sa carrière plusieurs distinctions dont l’Ordre du Canada, l’Ordre de l’Ontario et deux doctorats honorifiques. 

Mère de quatre enfants, la femme de 57 ans est entre autres reconnue à Queen’s Park comme étant la députée ayant présenté en mai dernier un projet de loi privé sur le bilinguisme officiel de la Ville d’Ottawa. 

Son projet, qui s’avérait l’une de ses promesses électorales, a cheminé dans les mois suivants et a été repris comme projet de loi gouvernemental. Au fil du temps, même le maire Jim Watson a fini par changer son fusil d’épaule en ne s’opposant plus à cette désignation officielle.

La mesure sur Ottawa bilingue était incluse dans un projet de loi omnibus qui a été adopté le 14 décembre à Toronto. Elle a permis d’enchâsser le règlement sur le bilinguisme de la capitale dans la Loi sur la Ville d’Ottawa. Dans le futur, un autre maire ne pourra abroger des services en français sans revenir devant la législature. 

Malgré des appels et des courriels répétés, il n’a pas été possible pour Le Droit de s’entretenir avec Mme Des Rosiers mardi soir.