Pierre Poilievre a balayé toutes les critiques du revers de la main, affirmant qu'il était «fier de travailler sept jours sur sept» pour présenter à la population le plan fiscal mis de l'avant par le Parti conservateur.

Monument aux victimes du communisme: Watson déçu par l'insistance du fédéral

La décision de la Ville d'Ottawa d'exiger un changement de site pour le Monument des victimes du communisme tombe toujours dans l'oreille d'un sourd sur la colline parlementaire.
Le ministre responsable de la région d'Ottawa et de la Commission de la capitale nationale, Pierre Poilievre, a de nouveau défendu la position de son gouvernement à sa sortie de la Chambre des communes, jeudi, même si un sondage avance que de nombreux citoyens canadiens s'opposent farouchement au choix de site actuel devant la Cour suprême de la rue Wellington.
«Je n'ai rencontré personne dans ma circonscription ni en ville voulant un autre édifice gouvernemental rempli d'avocats et qui détruit un espace vert au coeur d'Ottawa. C'est ce que des politiciens municipaux ont appuyé [mercredi]», a blâmé le député fédéral de Nepean-Carleton.
Pressé davantage par les journalistes sur la raison derrière son raisonnement, considérant que les élus municipaux représentent la voix des citoyens, M. Poilievre s'est montré acerbe dans ses propos: «Je représente bien au-delà de 100000 citoyens d'Ottawa moi aussi.»
Mercredi, le conseil municipal a voté majoritairement, par 18 voix contre 6, en faveur d'un déménagement du monument.
La Ville d'Ottawa souhaitait même travailler avec le fédéral pour trouver un site «plus approprié».
«Cette réaction est décevante, a répliqué le maire Jim Watson jeudi. Notre motion visait à aider le gouvernement fédéral à se sortir du pétrin. [...] Je crois que le site initialement choisi par le fédéral (le Jardin des provinces et des territoires) convenait mieux.»
«Au bout du compte, la décision finale leur revient, a-t-il ajouté. Mais dans les yeux du tribunal de l'opinion publique, il y a une opposition massive.»
Le monument de 5,5 millions $ doit être érigé sur des terres fédérales, gérées par la Commission de la capitale nationale.