Les policiers d'Ottawa ont effectué environ 7000 contrôles de routine en 2015. Ce nombre a atteint 4000 en 2016. Pour 2017, à peine quatre cas officiels auraient été comptabilisés.

Moins de contrôles de routine à Ottawa

Le nombre de contrôles de routine est en dégringolade au Service de police d’Ottawa depuis l’entrée en vigueur en 2017 des nouvelles règles provinciales régissant la collecte d’information par des agents de la paix.

C’est ce qui ressort de données émanant d’un rapport abordé lundi autour de la table de la Commission de services policiers d’Ottawa.

Selon les chiffres confirmés par le chef-adjoint du Service de police d’Ottawa, Steve Bell, les policiers ont effectué environ 7000 contrôles de routine en 2015. Ce nombre a atteint 4000 en 2016. Pour 2017, année de l’entrée en vigueur des nouvelles règles visant à proscrire les contrôles aléatoires qui pouvaient être basés sur la race ou encore le lieu de résidence de la personne interceptée, à peine quatre cas officiels auraient été comptabilisés.

Depuis le 1er janvier 2017, les policiers ontariens peuvent ficher une personne seulement lorsqu’ils enquêtent sur des activités criminelles ou encore sur des activités considérées comme étant suspectes. Ils peuvent également réaliser un contrôle de routine lorsqu’ils collectent des informations aux fins du renseignement.

Questionné sur cette chute drastique du nombre de dossiers, lundi, Steve Bell a répondu aux commissaires que les agents devaient s’habituer à la nouvelle loi. Ces derniers sont préoccupés et même hésitants face aux nouvelles procédures qui ont changé la manière d’interagir avec la population, a laissé entendre le chef-adjoint. Il a aussi mentionné que cette baisse n’était pas unique à Ottawa, mais qu’elle représentait une tendance à l’échelle de l’Ontario.

« C’est quelque chose que nous devons regarder et sur quoi on doit travailler pour trouver un équilibre en ce qui concerne la bonne quantité de renseignements que nous pouvons aller recueillir », a-t-il dit.