En cette Journée de la Femme, l’AFFC avait organisé un événement de sensibilisation sur la Colline parlementaire, à Ottawa.

Mobilisation-spectacle sur la Colline

Dans le cadre de la Journée internationale de la femme, l’Alliance des femmes de la francophonie canadienne (AFFC) avait organisé ce qu’elle a présenté comme étant une « mobilisation-spectacle » intitulée L’Écho des Femmes, en après-midi jeudi, sur la Colline du Parlement, à Ottawa.

Cette mobilisation qui réunissait quelques dizaines de femmes de divers milieux — politique, éducationnel et communautaire — avait pour but de dénoncer les inégalités qui persistent entre les sexes, tout particulièrement dans le monde du travail.

L’AFFC a rappelé que, selon Statistique Canada, « les femmes touchent en moyenne 87 cents pour chaque dollar que gagnent les hommes ». L’on y dénonçait aussi la surreprésentation des femmes dans les emplois à temps partiel et le fait qu’encore en 2018, « plus de la moitié des femmes occupent des professions traditionnellement associées à leur sexe ».

Carole Nkoa, chef de missions auprès des communautés franco-ontariennes au Groupe Média TFO y a livré un bref discours assez incisif : « Il est temps que le gouvernement reconnaisse notre valeur dans la société. Je n’aimerais pas que mes nièces ou d’autres jeunes filles, qui aujourd’hui ont 14-16 ans, continuent à se justifier dans 20 ans [...] Il est temps que, d’une certaine façon, le piédestal sur lequel les hommes pensaient être devienne égal et qu’on monte sur ce piédestal pour récupérer ce qui nous est dû. »

La directrice générale de l’AFFC, Soukaina Boutiyeb, est venue rappeler qu’au rythme où vont les choses, il faudra encore 150 ans avant d’atteindre la pleine égalité salariale.

La partie spectacle de cette mobilisation était assurée par deux artistes inuites venues y présenter trois courtes prestations.