Le propriétaire des Sénateurs d’Ottawa aurait demandé au maire Jim Watson de payer pour la construction du nouvel aréna.

Melnyk voulait un aréna payé par la Ville d'Ottawa

Les Sénateurs d’Ottawa auraient demandé à la Ville d’Ottawa d’assumer les coûts de construction d’un nouvel aréna sur le site des plaines LeBreton, a révélé le maire Jim Watson mercredi.

Ce dernier assure avoir été clair avec le propriétaire de l’équipe de hockey, Eugene Melnyk.

« Lors des premières discussions avec notre personnel, ils voulaient que la Ville construise l’aréna. J’ai dit que nous ne construisons pas des arénas. Nous n’allons pas utiliser l’argent des contribuables pour payer cela », a révélé le maire Watson qui commentait publiquement le projet de revitalisation des plaines LeBreton depuis que M. Melnyk a intenté une poursuite de 700 millions $ contre ses partenaires. 

Selon les informations révélées par le premier magistrat, les Sénateurs souhaitaient que la Ville crée une corporation municipale qui aurait été propriétaire de l’aréna.

Malgré les rebondissements dans le dossier, le maire Watson a bon espoir que le site vacant depuis les 50 dernières années sera réaménagé.

« Ça continue d’être une de mes priorités, assure M. Watson. Nous ne pouvons pas avoir un terrain vacant dans l’ombre du parlement pour plus de 50 ans. Je suis déterminé à voir le projet de revitalisation que ce soit avec ce partenaire ou un autre. »

Le premier magistrat soutient qu’il ne peut pas commenter sur la poursuite, intentée par Capital Sports Management Inc. (CSMI), dirigé par Eugene Melnyk. Mais il n’a pas caché sa surprise de voir qu’un document « faramineux » a été déposé en cour moins de 24 heures après que la CCN ait décidé de donner une dernière chance au groupe RendezVous LeBreton.

« À mon avis, ce sera difficile d’aller de l’avant avec un partenaire qui intente une poursuite contre un autre », estime M. Watson.

Il croit que la CCN fait face à deux options, tenter de trouver un terrain d’entente avec les partenaires ou commencer une nouvelle demande de proposition.

Espoir et mécontentement

Le ministre fédéral du Patrimoine et du multiculturalisme était à l’hôtel de ville d’Ottawa mercredi et a parlé du projet des plaines LeBreton devant la communauté des gens d’affaires de la capitale.

Pablo Rodriguez n’a pas caché son insatisfaction de voir le dossier traîner en longueur.

« On est très déçu que les partenaires privés n’aient pas réussi à s’entendre, mais je veux dire une chose très claire, le gouvernement du Canada est impliqué et veut que ça marche. On est à 100 % derrière la revitalisation des plaines, pas à 99 %, mais à 100 %, a-t-il martelé. Je sais que la CCN travaille sur des scénarios et on appuie leur travail. »

Sans donner de détails, le premier dirigeant de la CCN a rappelé aux médias que des options étaient envisageables pour la suite des choses.

« Il y a des options dans le processus et après. La réunion du conseil d’administration au mois de janvier sera importante pour confirmer les prochaines étapes », assure Mark Kristmanson.

De son côté, Graham Bird, qui assistait au discours du ministre, a indiqué aux médias qu’il était optimiste, mais peinait à cacher sa frustration.

M. Bird, le chef de projet pour RendezVous LeBreton, est l’une des parties visées par la poursuite de M. Melnyk.

« J’aurais aimé que la première pelletée de terre soit faite, confie-t-il. Je pense qu’on le souhaite tous, mais c’est un projet complexe et plusieurs personnes y travaillent fort. J’espère que ceux qui sont impliqués trouveront un moyen de régler ça. »