Matthew Luloff a été élu dans le quartier Orléans, à Ottawa.

Matthew Luloff, la nouvelle « voix forte » d’Orléans

Sur les 17 candidats en lice au poste d’échevin dans le quartier Orléans, Matthew Luloff a terminé en tête. Après le travail de terrain des derniers mois il est maintenant prêt à servir les citoyens de l’est de la ville.

« J’aime notre communauté. Avec le retrait de Bob Monette, on avait besoin d’une voix forte à Orléans et c’est la raison pour laquelle je me suis présenté », confie le nouvel élu âgé de 34 ans.

M. Luloff aura de grands souliers à chausser. Il remplace Bob Monette qui prend sa retraite du monde politique après une carrière de plus de 30 ans.

Le nouveau conseiller municipal a rencontré son prédécesseur à quelques reprises pour se mettre à jour sur les enjeux locaux. Les enjeux au niveau des infrastructures et des arts — dont la culture francophone — se hissent au sommet de ses priorités.

« On a besoin d’améliorer les infrastructures à Orléans. On a besoin d’une nouvelle route jusqu’au centre-ville parce qu’il y a beaucoup de trafic le matin. C’est une priorité pour moi et les autres conseillers dans l’est de la ville. Aussi, les arts, la culture et le caractère francophone sont des éléments clés de notre communauté et ça mérite d’être célébré et protégé », estime l’échevin qui entrera officiellement en poste le 1er décembre.

Pas question pour lui de chômer au cours des prochaines semaines. Il a des rencontres de prévues avec le conseiller sortant, le maire Jim Watson et ses collègues de l’est de la ville afin de discuter des priorités et des enjeux.

Lutte serrée

Matthew Luloff a remporté 23,76 % du vote populaire avec 264 votes d’avance sur sa rivale Catherine Kitts lors du scrutin du 22 octobre. Il a bénéficié de l’appui de l’élu sortant du quartier voisin lors de la campagne électorale. Stephen Blais a appuyé publiquement son confrère qu’il connaît depuis de nombreuses années.

Le nouveau conseiller d’Orléans est un ex-militaire qui a été déployé an Afghanistan en 2008.

Depuis, il a agi à titre de conseiller pour le ministre de la Défense nationale, en plus de travailler avec des ministres et des députés fédéraux.

Il compte bénéficier de ses relations avec les élus des autres paliers de gouvernement.

Entre autres, la création d’emplois dans l’est de la ville est un élément de sa plateforme électorale. Il souhaite militer pour attirer des entreprises et des investisseurs dans son secteur, en collaborant avec tous les niveaux de gouvernement.

« Nous sommes une ville bilingue »

En matière de francophonie, il estime que la langue de Molière doit être plus présente à l’hôtel de ville.

« On a besoin de parler en français autour de la table. Il y a beaucoup de conversations en anglais et nous sommes une ville bilingue, concède-t-il. Je suis presque complètement bilingue, mais je veux prendre d’autres leçons pour m’améliorer. Le niveau de bilinguisme est fort à Orléans, mais ce n’est pas le cas partout dans la ville. Il faut soutenir la communauté francophone. »

Matthew Luloff compte militer pour que la municipalité respecte sa propre politique de bilinguisme et veut encourager les entrepreneurs francophones à s’établir à Orléans.