Le comité de parents SOS Beausoleil craint justement que la Ville se départisse de la garderie Beausoleil et que l'on refile la note au secteur privé.

Lutte à finir

Réuni hier au Patro d'Ottawa, un groupe de parents opposés à la fermeture le mois prochain du Centre éducatif Beausoleil pour une durée d'un an ne compte pas lâcher le morceau.
Selon le regroupement SOS Beausoleil, qui se dit très ouvert au dialogue, le combat va bien au-delà de la simple relocalisation de familles, c'est aussi le maintien d'une institution francophone qui existe depuis 45 ans.
«C'est une perte non seulement de places en garderie pour la communauté, mais l'équipe est aussi complètement décimée. Il y a des femmes qui ont oeuvré là pendant 30 ans. Parmi les parents, il y a plusieurs personnes défavorisées ou immigrantes. Ces gens-là ne savent pas nécessairement comment faire valoir leurs points, vers qui se tourner», indique l'un des porte-parole du groupe, Étienne Trépanier.
Le conseiller du quartier Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, avait été invité à la rencontre, mais a décliné l'invitation en raison d'un conflit d'horaire, selon le comité de parents.
Dans ce dossier, l'élu assure depuis le début qu'une place dans un établissement francophone des environs attend chacun des enfants, mais les parents ne sont pas convaincus de la véracité de ces informations.
«La Ville dit qu'il y a une soixantaine de places francophones libres, mais c'est loin d'être ce qu'on constate sur le terrain. Quand on appelle à ces garderies-là, on nous dit qu'il n'y a plus de place. [...] Plusieurs questions demeurent en suspens», lance M. Trépanier.