L'Ontario investit 375 000 $ pour contrer le décrochage

Un projet-pilote pour venir en aide aux élèves qui éprouvent des difficultés sur les bancs d'école a reçu un coup de pouce de 375000$ de la province d'Ontario hier.
L'initiative «Tous les élèves auront un diplôme» (Students will all graduate) cible surtout les élèves de la neuvième et dixième année du secteur Carlington, situé dans l'ouest de la ville. Au cours de la dernière décennie, environ 42% des élèves de quartier ont quitté le secondaire avant d'obtenir leur diplôme. À l'inverse, le taux de réussite est passé de 68% à 82% à l'échelle provinciale.
«Nous avons remarqué au fil des ans que le taux de diplômés au secondaire est nettement inférieur aux normes acceptables et nous cherchons à changer cette tendance. À cet effet, les recherches démontrent que nous pouvons faire une différence importante à partir de la neuvième et de la dixième année. Les élèves qui franchissent ces étapes augmentent leurs chances d'obtenir leur diplôme», explique Cameron MacLeod, directeur général du Centre de santé communautaire Carlington, qui a été chargé de gérer le projet-pilote parmi les nombreux partenaires impliqués.
Ce dernier explique que plusieurs facteurs contribuent au décrochage scolaire.
«Il y a beaucoup de nouveaux immigrants, ou de famille pauvres dans ces quartiers. Parfois, ils vivent de grands défis et l'obtention d'un diplôme n'est pas essentielle. Ils sont plutôt en mode survie», avance M. MacLeod.
Depuis l'automne dernier, 13 élèves de l'école catholique St. Pius X et de l'école publique Fisher Park participent déjà aux divers programmes parascolaires grâce à divers dons communautaires. Le financement de 375000$ de la Fondation Trillium pour les cinq prochaines années fait en sorte que beaucoup plus de jeunes pourront profiter des services de mentorat de bénévoles ou de l'aide supplémentaire de professeurs ainsi que de participer dans des activités sociorécréatives.
«Nous voulons accueillir 40 jeunes dans notre programme par année. Ainsi, nous espérons aider 200 élèves d'ici cinq ans. Nous espérons aussi que des jeunes viendront raconter leur parcours à leurs pairs pour leur faire comprendre que la réussite est possible», soutient M. MacLeod.
Dispo pour les francos
De son côté, le député d'Ottawa-Ouest-Nepean, Bob Chiarelli, rappelle qu'il existe une communauté francophone considérable dans sa circonscription. À son avis, ils devraient être en mesure de participer au programme même si pour l'heure, il n'est qu'offert dans des écoles secondaires anglophones.
«S'ils n'y ont pas accès pour le moment, il y a certes un moyen de les accommoder», assure-t-il.