La conseillère municipale, Catherine McKenney

Logement abordable et itinérance: Ottawa pourrait déclarer qu’il y a urgence d’agir

Le conseil municipal d’Ottawa doit se prononcer sur la possibilité de déclarer une situation d’urgence pour le logement abordable et l’itinérance.

Catherine McKenney, qui représente le quartier Somerset, a présenté cette motion durant la dernière réunion du conseil municipal et se dit optimiste à la veille de son étude.

« J’ai eu des conversations avec la plupart de mes collègues. Il semble y avoir pas mal d’appuis pour cette motion », affirme Catherine McKenney.

Rappelons que si la motion est adoptée, les services municipaux seraient mandatés d’élaborer un plan financier à long terme pour atteindre les objectifs révisés du plan de logement et d’itinérance de la Ville, notamment celui d’éliminer 100 % du nombre d’itinérants chroniques à Ottawa d’ici 2024.

La Ville ferait appel aux gouvernements provincial et fédéral pour lutter contre l’itinérance et accroître le nombre de logements abordables disponibles dans la capitale du pays.

C’est ce que recommandent la directrice des services sociaux et communautaires, Donna Gray, et celle du service du logement, Shelley VanBuskirk, dans une note interne envoyée aux conseillers mardi au sujet de l’examen de mi-parcours du Plan décennal de logement et de lutte contre l’itinérance d’Ottawa.

« La hausse des loyers, de la concurrence accrue dans le marché locatif et le faible taux d’inoccupation ont fait en sorte qu’il est difficile pour les personnes à revenu faible ou modeste de trouver un logement abordable qui répond à leurs besoins, écrivent les fonctionnaires. Des investissements sont urgemment nécessaires de la part des trois ordres de gouvernement pour accroître l’offre de logements abordables et créer de nouvelles subventions au logement. »

Catherine McKenney considère que cette urgence mérite d’être reconnue par le conseil municipal, ce qui donnerait plus d’arguments à la Ville pour demander du financement à Queen’s Park et au gouvernement fédéral. Elle espère d’ailleurs que ses collègues ne proposeront pas d’amendements pour diluer la portée de sa motion mercredi.

« En adoptant cette motion, il n’y a rien à perdre. Il n’y a rien qui y soit rattaché qui forcerait la Ville à dépenser plus d’argent ou à faire quelque chose qui n’est pas planifié, explique Catherine McKenney. On doit, en tant que leaders d, envoyer le message clair aux personnes sans abri, qui vivent dans des motels, qui fuient une situation de violence ou qui sont à risque de perdre leur maison, que nous sommes conscients de leur situation, qu’on s’en préoccupe et que nous allons agir afin de les aider. »