Il s'agit de la troisième fois cet hiver que l'O-Train éprouve des difficultés majeures lors d'une tempête de neige.

L’O-Train est-il prêt pour les conditions hivernales?

Pour la troisième fois cet hiver, l’O-Train a connu d’importantes difficultés durant une tempête de neige.

«La corrélation, pour moi, elle est évidente», soutient le conseiller de Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, au sujet des nombreux bris survenus durant des tempêtes.

Toutefois, pour le président-directeur général de RTG, Peter Lauch, cette corrélation n’existe simplement pas. Le bris d’une pièce d’équipement de la caténaire aérienne — qui a mené un câble d’alimentation électrique à se détacher — mercredi après-midi en est un exemple, selon lui.

«On dirait qu’il y avait de l’usure, de la corrosion, alors ce sera envoyé au laboratoire pour une analyse, soutient M. Lauch. Ça se peut que ça soit une combinaison du sel à déglaçage, du matériel, mais la température n’est pas vraiment en question. La tension du câble est toujours ajustée avec des contrepoids.»

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Le grand patron de RTG ajoute que les solutions à la plupart des problèmes survenus durant les tempêtes hivernales précédentes sont en voie d’être installées. Le système de chauffage des aiguillages sera bientôt réparé, tandis que l’installation de «couvercles» pour protéger les inducteurs des intempéries est faite sur la majorité des trains. C’est d’ailleurs ces travaux qui retiennent des trains au garage, dit-il.

«Les véhicules qui ont eu des problèmes d’inducteurs n’avaient pas encore de couvercles, explique Peter Lauch. Nous n’allons pas renvoyer de véhicules s’ils n’ont pas cette protection en place.»

Le directeur général d’OC Transpo, John Manconi, démontrait des signes évidents d’impatience devant les problèmes hivernaux de l’O-Train et les lents progrès de RTG pour les corriger. En conférence de presse jeudi matin, lorsque questionné à savoir si les trains devraient être simplement remplacés par des véhicules mieux adaptés à l’hiver canadien, il a brusquement renvoyé la balle dans le camp de Peter Lauch.

«La Ville a signé un contrat avec RTG. Alstom n’est pas notre entrepreneur. Il revient à Peter de veiller à l’imputabilité d’Alstom et de livrer la performance requise de ce système. Ce qu’il fait avec ces trains et comment il le fait, ça ne nous regarde pas. Il n’a qu’une mission, c’est d’offrir à nos usagers le service que les payeurs de taxes ont acheté», a lancé M. Manconi.

Plusieurs conseillers municipaux ont réagi à cette conférence de presse en affirmant ouvertement qu’ils souhaitent étudier sérieusement la possibilité de résilier le contrat de RTG pour l’entretien de la Ligne de la Confédération. Ils pourront en savoir davantage sur leurs options à cet effet dès lundi, durant une réunion extraordinaire du Comité des finances du développement économique de la Ville d’Ottawa.