L’utilisation des panneaux de limitation de vitesse à l’entrée et à la sortie des quartiers résidentiels permet de réduire le nombre de pancartes dans un secteur de la ville.

L'installation limitée par les coûts des panneaux

La Ville d’Ottawa souhaite réduire la limite de vitesse à 40 km/h dans les secteurs résidentiels. Toutefois, l’implantation de panneaux de signalisation à l’échelle de la ville pourrait prendre jusqu’à 30 ans.

Le budget actuel, soit 50 000 $, permettra d’installer les nouveaux panneaux de signalisation à raison d’un par secteur dans chacun des 23 quartiers municipaux d’ici la fin de l’année 2019. Sur l’ensemble du territoire de la ville, le coût total de l’opération est estimé à 1,58 million $.

Une information qui a fait réagir plusieurs conseillers lors de la présentation devant le Comité des transports, mercredi. Certains ont demandé si l’argent provenant des radars photo, par exemple, pourrait être utilisé afin d’accélérer le processus. Les employés municipaux ont affirmé qu’ils tenteront de trouver d’autres sources de revenus.

La nouvelle réglementation provinciale, en vigueur depuis le 1er mai dernier, permet aux municipalités d’installer des panneaux de limitation de la vitesse à l’entrée et à la sortie des zones de moins de 50 km/h.

« Jusqu’à la fin de 2019, on a assez d’argent pour faire un secteur par quartier, explique Heidi Cousineau, gestionnaire de programmes au Service de la circulation. Le but éventuellement c’est d’étendre la nouvelle signalisation à l’échelle de la ville. Le but serait de faire le changement partout tout de suite. Comme ça, toutes les rues dans les quartiers résidentiels seraient à 40 km/h. »

L’utilisation des panneaux de limitation de vitesse à l’entrée et à la sortie des quartiers résidentiels permet de réduire le nombre de pancartes dans un secteur de la ville. Par exemple, dans le quadrilatère formé pas les avenues Mann, King Edward, Laurier Est et la route Range, dans le secteur Côte-de-Sable, la nouvelle réglementation ferait passer le nombre de panneaux requis de 125 à 30. L’ancienne réglementation prévoyait l’installation d’affiches à tous les 300 mètres ou après chaque intersection.

Les conseillers municipaux auront la responsabilité de dresser une liste des zones prioritaires dans leur quartier.

De son côté, la conseillère du quartier Somerset, Catherine McKenney, croit que la limite devrait être réduite à 30 km/h dans les secteurs résidentiels.

« Plusieurs rues dans mon quartier sont étroites et 40 km/h c’est encore trop rapide. C’est trop rapide quand vient le temps de freiner et éviter de rentrer en collision avec un enfant, illustre la conseillère. Une limite à 30 km/h c’est l’idéal pour prévenir des blessures graves. »

Le directeur général des Services de transports a confirmé qu’il se pencherait sur la question.

Le conseil municipal aura le dernier mot sur la signalisation dans les zones où la limite de vitesse réduite sera mise en place lors de la réunion du 29 août.