Après réception de l’avis de manquement, RTG aura jusqu’au 31 mars pour fournir un plan et un échéancier détaillés pour réparer les problèmes récurrents de la Ligne de la Confédération.
Après réception de l’avis de manquement, RTG aura jusqu’au 31 mars pour fournir un plan et un échéancier détaillés pour réparer les problèmes récurrents de la Ligne de la Confédération.

Ligne de la Confédération: première étape vers la résiliation du contrat de RTG

La Ville d’Ottawa va de l’avant et lance le processus qui pourrait mener à la résiliation du contrat de 30 ans pour l’entretien de la Ligne de la Confédération.

Un avis de manquement sera envoyé à Rideau Transit Group (RTG) mardi matin. Avec cette mise en demeure, l’entreprise est prévenue que la municipalité considère qu’elle ne remplit pas ses obligations dans le cadre de l’entente de projet, soutient le maire d’Ottawa, Jim Watson.

«Nous leur avons donné six mois et on a vu quelques améliorations, mais clairement, ce n’est pas suffisant, affirme M. Watson. Après avoir été très, très patients, notre patience est épuisée. C’est le temps de leur donner un vrai coup de pied au derrière pour les forcer à agir plus intelligemment.»

«C’est une étape très sérieuse dans le cadre de l’entente de projet. Essentiellement, ça les avise que nous avons entrepris la première étape pour résilier le contrat, s’ils ne corrigent pas leurs problèmes», ajoute le directeur général de la Ville, Steve Kanellakos.

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Après réception de l’avis de manquement, RTG aura jusqu’au 31 mars pour fournir un plan et un échéancier détaillés pour réparer les problèmes récurrents de la Ligne de la Confédération. Les experts de la municipalité vont ensuite réviser ce rapport, juger de son réalisme et si l’échéancier est satisfaisant.

«Qu’est-ce qui serait trop long ? Si ça n’est pas réglé avant la fin de l’année en cours. Mon espoir, c’est que tous les enjeux soient corrigés avant la fin de l’été, à tout le moins», prévient Jim Watson.

Cette annonce est venue après une réunion extraordinaire du conseil municipal de plus de trois heures qui s’est déroulée à huis clos pour recevoir une mise à jour sur les questions juridiques et les options envisageables pour la Ligne de la Confédération de l’O-Train.

Liste d’épicerie

Dans son avis de manquement, la Ville identifiera clairement les enjeux les plus importants pour lesquels RTG doit présenter un plan de correction. Le directeur général d’OC Transpo, John Manconi, affirme qu’on y retrouvera notamment le système de freinage, les caténaires aériennes et les problèmes d’inventaires.

Les freinages brusques et fréquents provoquent l’aplatissement trop récurrent des roues du train, tandis que les caténaires aériennes ont subi des bris à quelques reprises durant des tempêtes hivernales.

«On a besoin de pièces pour le train, mais elles se trouvent généralement aux États-Unis ou à Brampton, explique Jim Watson. Ça me semble être une tâche assez simple de transporter une pièce d’une ville à l’autre et pourtant, ça prend des jours et
des jours.»

Le maire d’Ottawa ajoute qu’il aimerait que les différents partenaires du consortium RTG déploient un plus grand nombre d’experts à Ottawa pour qu’il y ait un service 24 heures par jour afin de réparer les différents bris de l’O-Train.

«Je l’ai dit aux présidents d’Alstom et SNC : “vous devez déployer plus de personnel ici pour qu’il y ait trois quarts de travail de huit heures”. Des problèmes sont souvent résolus au milieu de la matinée parce qu’il n’y a personne qui travaille au courant de la nuit», lance M. Watson.

RTG refuse d’abandonner

Dans une courte déclaration écrite, RTG indiquer qu’elle va consulter ses principaux partenaires chez SNC-Lavalin, EllisDon, ACS et Alstom pour évaluer les prochaines étapes en ce qui les concerne.

«RTG, RTM et tous les partenaires sont déterminés à continuer de remplir nos obligations en vertu du contrat avec la Ville et à faire tout ce que nous pouvons afin de nous assurer que le train léger d’Ottawa livre un service optimal aux usagers du transport en commun», annonce le consortium.