Le vérificateur général de la Ville d'Ottawa, Ken Hughes

Ligne anti-fraude: trois employés congédiés

Trois employés de la Ville d’Ottawa ont été congédiés l’an dernier, un a démissionné et un autre a pris sa retraite à la suite de signalements à la ligne directe de fraude et d’abus.

Ces situations font suite à des histoires de vol, d’utilisation non autorisée de biens municipaux, d’infractions ou de falsifications.

Dans un cas, un employé donnait des renseignements confidentiels à des collègues et à des amis pour les aider à réussir des examens provinciaux. Il a été congédié. Un autre employé, qui a aussi été congédié, quittait le travail plus tôt que prévu et soumettait des rapports de données falsifiées. Dans un autre cas, un employé a omis de fournir de la documentation à l’appui d’un congé de maladie sans certificat médical. Il a donné sa démission et la Ville a pu recouvrir les heures qui lui avaient été avancées. Un employé a volé les médicaments d’un patient pendant ses heures de travail et un autre vendait des vêtements aux couleurs de la ville pour son propre profit.

Sur les 193 dossiers fermés en 2017, 39 constituaient un méfait, révèle le rapport du bureau du vérificateur général. Les autres cas ne comprenaient pas suffisamment d’informations, étaient inexacts ou ne relevaient pas des compétences du vérificateur général (VG).

Le nombre de signalements à la ligne anti-fraude est en baisse de 33 % comparativement à 2016.

« Nous avons 17 000 employés et seulement trois ont perdu leur emploi. Je pense que ça en dit beaucoup sur notre organisation », soutient le conseiller et président du Comité de la vérification Allan Hubley.

Par ailleurs, le bureau du vérificateur a présenté un rapport qui examine les pratiques de la municipalité pour l’acquisition de véhicules commerciaux.

Le vérificateur général Ken Hughes estime que la Ville n’a pas justifié l’achat de 71 fourgons Mercedes Sprinter de sorte qu’elle a payé certains véhicules plus chers qu’elle aurait dû. 

« Selon nous, c’est nécessaire de préparer une analyse chaque fois pour s’assurer qu’on achète un véhicule qui correspond aux besoins du service en questionnant les coûts et toutes les autres choses avec le véhicule », mentionne M. Hughes. 

La Ville a acheté 71 Sprinter et en a loué un entre 2011 et 2015. Les véhicules ont été achetés pour des sommes variant entre 46 000 $ et 64 000 $. Dans sa vérification, l’équipe de M. Hughes a pu constater que sept fourgonnettes Mercedes ont été achetées en 2015 alors que la Ville aurait pu économiser pas moins de 167 000 $ en optant pour le modèle Transit de Ford.

M. Hughes recommande entre autres à la Ville de renforcer le processus d’acquisition en prévoyant une analyse du rapport qualité-prix et en mettant en place un système d’appel d’offres qui tient compte de toutes les marques de véhicules.