L’objectif de la Ville d’Ottawa est de faire passer la flotte de 300 à 500 bicyclettes.

Le vélopartage plus accessible pour les citoyens

Les vélos en libre-service seront plus accessibles aux résidents d’Ottawa au cours de la saison estivale. Un nouveau projet pilote de vélopartage, qui permettra d’installer plus de stations sur le territoire de la ville, doit débuter au cours des prochaines semaines.

« Par le passé, le système était également accessible pour les résidents, mais les stations de vélopartage étaient situées dans des lieux à fort achalandage touristique. Le projet avec la Ville nous permettra de rendre notre système plus accessible aux citoyens », affirme Josh Holzman, gestionnaire de VéloGo pour la région, une entreprise qui est exploitée par la compagnie CycleHop.

Les détails doivent être peaufinés, mais l’objectif est de faire passer la flotte de 300 à 500 bicyclettes. De plus, la compagnie souhaite installer près d’une cinquantaine de stations à travers la ville, comparativement à une vingtaine en 2017.

Les vélos verts de la compagnie seront disponibles pour la location d’ici la fin du mois de mai. VéloGo roule dans les rues de la capitale depuis 2015.

« Le système de vélopartage ce n’est pas juste pour les touristes. Les vélos sont utiles pour se rendre au travail, faire l’épicerie ou aller au gym, mentionne M. Holzman. C’est important d’offrir un service qui se jumelle bien avec les infrastructures cyclables existantes. Il faut considérer les touristes, mais les résidents aussi. »

Le Comité des transports a adopté une motion permettant de déroger au règlement en matière d’empiétement sur les voies publiques de la Ville. Ainsi, les stations de vélopartage pourraient être installées sur les terrains municipaux à moindres coûts. À long terme, la ville souhaite que d’autres entreprises de vélopartage soumettent une demande pour profiter de ces avantages. Le conseil municipal doit approuver, ou non, ces mesures lors de la séance de mercredi.

« La Ville demandait trop d’argent pour le droit d’empiétement sur ses terrains. Ça va à l’encontre de notre politique qui vise à favoriser des modes de transports alternatifs à la voiture », soutient la conseillère Catherine McKenney. Elle aimerait voir plus d’utilisateurs dans la ville, un peu à l’image du service offert par Bixi à Montréal.

« Il y a des vélos à chaque coin de rue à Montréal. C’est fascinant. On peut voir des gens sur leur Bixi à 23h et c’est normal, soutient-elle. C’est facile de trouver un vélo dans les rues de Montréal et c’est le genre de système qu’on doit créer. »

Cette dernière avoue n’avoir jamais utilisé le système de vélopartage à Ottawa étant donné que les montures à deux roues ne se trouvaient pas à proximité de son travail ou de sa résidence.

« Il faut donner l’opportunité aux gens d’utiliser un moyen de transport facile et adapté à leurs besoins. Particulièrement quand le train léger sera en fonction ce sera encore plus utile », croit la conseillère du quartier Somerset.

L’entreprise souhaite aussi multiplier le nombre de stations sur le territoire de Gatineau. L’an dernier, on en comptait huit sur la rive québécoise. L’objectif, comme à Ottawa, est de rejoindre les résidents afin qu’ils utilisent les vélos dans la vie de tous les jours. Un plan de déploiement doit être présenté au comité exécutif avant d’être rendu public.

VÉLOGO EN CHIFFRES

  • 3200 abonnés
  • 17 000 voyages effectués
  • 70 000 km parcourus


* Selon les données de la saison 2017