Le train léger pourrait rouler avant le 1er juillet, croit Manconi

Le train léger sur rail pourrait être opérationnel avant la fête du Canada, si les travaux et les essais de mise en service suivent le rythme actuel, a annoncé le directeur général d’OC Transpo John Manconi.

Ce dernier s’est dit impressionné par les progrès réalisés par le Groupe de transport Rideau (RTG) au cours des derniers mois. 

« RTG fait des progrès majeurs sur tous les fronts. Si ça continue à ce rythme, je suis confiant que le train léger pourrait être livré avant la fin du deuxième trimestre », a déclaré M. Manconi mardi lors de sa mise à jour mensuelle devant les membres du Comité des finances et du développement économique.

La date spécifique pour la mise en service de la Ligne de la Confédération n’a pas encore été confirmée, le consortium a jusqu’à la fin du mois de mai pour proposer un nouvel échéancier. 

Autre avancement dans les travaux du projet de 2,1 milliards de dollars, les 34 véhicules de la flotte sont tous construits et en voie d’acception finale. Cinq trains sont en attente pour obtenir leur certification.

Les mises à l’essai le long du tracé de 12,5 km se poursuivent. En tout, 20 trains y ont circulé simultanément à plusieurs reprises. 

Lors des tests effectués le 31 mars dernier à la station Pré Tunney, rien de majeur n’est venu perturber les activités. L’exercice a permis de simuler les transferts entre les autobus et les trains. Une mise à l’essai de la même envergure doit avoir lieu prochainement à la station Blair.

Les travaux dans neuf des 13 stations sont terminés, soit Blair, Cyrville, Tremblay, Lees, uOttawa, Hurdman, Bayview, Pimisi et Pré Tunney. Les travaux restants dans les quatre autres stations sont « mineurs », selon M. Manconi.

Plusieurs éléments sont surveillés par l’administration municipale d’ici la remise des clés du projet. 

La mise à l’essai de 12 jours consécutifs n’a pas débuté. La Ville et RTG élaborent un plan de préparation avant de confirmer une date. 

Le train léger sur rail accuse un retard de près d’un an. L’échéancier initial prévoyait la livraison du projet, évalué à 2,1 milliards $, le 24 mai dernier. La mise en service a par la suite été repoussée au 2 novembre. Finalement, le consortium RTG a indiqué qu’il serait en mesure d’exécuter les travaux avant le 31 mars, mais un troisième retard a été enregistré.

Ce nouveau délai entraînera une autre pénalité financière pour RTG. Selon les termes du contrat, la Ville imposera une deuxième pénalité de 1 million de dollars au constructeur.

La Ville a confirmé qu’aucun paiement n’avait été versé au consortium. La municipalité enregistre tous les coûts occasionnés par les délais et compte les déduire des paiements futurs.