Le sondage, effectué au printemps à la demande Bureau du Conseil privé et récemment publié en ligne, montre que les francophones jugent plus favorablement ce nouveau moyen de transport que les anglophones.

Le train léger d’Ottawa perçu différemment selon la langue d’usage

Un sondage mené pour le compte du gouvernement fédéral révèle un fossé linguistique concernant le nouveau système de train léger à Ottawa.

Le sondage, effectué au printemps à la demande Bureau du Conseil privé et récemment publié en ligne, montre que les francophones jugent plus favorablement ce nouveau moyen de transport que les anglophones.

Les anglophones ayant participé au sondage ont déclaré que l’O-Train était bon pour la ville dans son ensemble, mais pas si important pour eux personnellement.

Les francophones ont quant à eux déclaré que l’O-Train était important pour leurs déplacements personnels, notamment en raison de l’abolition de plusieurs lignes d’autobus au moment de la mise en service du train léger.

Le sondage a été mené avant le lancement de l’O-Train en septembre. Le train léger, qui a coûté 2,1 milliards $ - dont 600 millions $ fournis par le gouvernement fédéral -, a connu quelques difficultés dans les premiers mois.

Bien que le service se soit amélioré depuis, certains problèmes persistent.

Des portes coincées ont forcé l’immobilisation des trains, les concepteurs du système n’ont toujours pas réussi à comprendre la source des failles dans les ordinateurs de bord des locomotives, et des usagers se sont plaints des mauvaises odeurs à la station située près de la colline du Parlement. Les autorités municipales ont récemment affirmé que les odeurs provenaient d’un égout endommagé lors des travaux de construction de la ligne de train.