Les usagers du transport en commun devront patienter jusqu’au mois de septembre avant de pouvoir embarquer à bord du train léger à Ottawa.

Le train léger d'Ottawa accueillera ses premiers passagers en septembre

Les usagers du transport en commun devront patienter jusqu’au mois de septembre avant de pouvoir embarquer à bord du train léger à Ottawa. C’est ce qu’a révélé le maire Jim Watson au terme d’une rencontre avec le président d’Alstom qui fabrique les véhicules et le président du Groupe de transport Rideau (RTG) qui construit la Ligne de la Confédération.

Le maire a indiqué que la multinationale française Alstom apportera les ajustements nécessaires à la flotte de 34 trains d’ici le 7 juillet et que RTG remettra les clés du projet dans la deuxième ou la troisième semaine du mois d’août.

« Nous avons été polis, mais fermes en leur rappelant que nous ne sommes pas satisfaits avec les progrès dans la réalisation de ce projet », a déclaré le maire.

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Henri Poupart-Lafarge et Peter Lauch, qui sont respectivement présidents d’Alstom et RTG, ont participé à la rencontre dans le bureau du maire mardi en fin d’après-midi. Ce dernier leur a fait part de son mécontentement, rappelant que le projet de 2,1 milliards de dollars accuse un retard de plus d’un an sur l’échéancier initial.

« Je suis venu aujourd’hui à l’invitation de monsieur le maire pour expliquer le travail d’Alstom et ce qui a été fait pour corriger les problèmes rencontrés dans la mise au point des véhicules et l’intégration des véhicules dans le système », affirme M. Poupart-Lafarge, ajoutant que des équipes travaillent sept jours sur sept afin d’accélérer le processus.

Des problèmes de mise au point des portes et des freins ainsi que l’intégration des systèmes dans les véhicules expliquent les retards encourus.

Le président de l’entreprise française rappelle que ce n’est pas rare de découvrir des problèmes lors des tests de mise en service.

Le maire d’Ottawa, Jim Watson, a discuté avec la presse après sa rencontre avec les dirigeants de Alstom, dont Henri Poupart Lafarge que l’on voit derrière M. Watson, et Peter Lauch, du Rideau Transit Group.

Alstom produit le train Citadis Spirit spécifiquement pour le marché nord-américain et la capitale fédérale est la première ville à en faire l’acquisition.

La Ligne de la Confédération a essuyé quatre retards depuis le début des travaux. Les clés devaient être remises à la municipalité le 24 mai 2018, puis le 2 novembre 2018. L’échéancier a ensuite été revu et prévoyait la fin des travaux le 31 mars 2019 et finalement à la fin du mois de juin 2019. 

De son côté, M. Lauch a tenu à se faire rassurant et affirme que le consortium entend respecter son engagement.

« Nous ne voulons pas décevoir une fois de plus. Nous voulons donner une date précise », ajoute-t-il.

Le maire ajoute que la date de remise des clés sera précisée au cours des semaines à venir et qu’il serait inacceptable que l’échéancier ne soit pas respecté pour une cinquième fois.

Le défi du mois de septembre

Lancer un nouveau système de transport en commun alors que des milliers de travailleurs et d’écoliers seront de retour de vacances représente un défi de taille, a confié le maire. Toutefois, OC Transpo planifie offrir un service d’autobus en parallèle pendant au moins trois semaines afin d’éviter tout débordement ou complication.

« Certainement, lancer le train léger au mois de septembre c’est vraiment un défi parce que les gens sont de retour de vacances. Par contre nous avons un plan pour nous aider avec le lancement. Pour moi, une meilleure date aurait été avant la fête du Travail », précise M. Watson.