S’il voit le jour comme prévu, le nouveau refuge de l’Armée du Salut dans le secteur Vanier pourra contenir un maximum de 140 lits permanents entre ses murs.

Le nombre de lits permanents limité à 140

S’il voit le jour comme prévu, le nouveau refuge de l’Armée du Salut dans le secteur Vanier pourra contenir un maximum de 140 lits permanents entre ses murs. La motion à ce sujet présentée par l’élu Mathieu Fleury a été adoptée à l’unanimité par le conseil municipal mercredi.

Il y a trois semaines, le conseiller de Rideau-Vanier avait promis de rectifier le tir, car une première version du règlement présentée par l’administration municipale faisait uniquement mention de la superficie maximale (801 mètres carrés) que doit occuper la section refuge au sein du complexe multifonctionnel de 9500 mètres carrés. Nulle part on n’y faisait allusion au nombre maximal de lits.

Quand le feu vert a été donné pour le changement de zonage en novembre, le conseil avait convenu que l’organisme ne pouvait exiger un autre changement de zonage pour un agrandissement sans d’abord s’adresser au conseil.

M. Fleury ne cache pas sa satisfaction face à l’ajout de cette règle très importante à ses yeux, mais il réitère que l’objectif ultime est que la décision du conseil soit infirmée.

«En premier lieu, je veux réaffirmer que je pense que l’on va gagner en tant que communauté devant la Commission des affaires municipales de l’Ontario (CAMO). Si jamais on ne gagne pas, c’est important pour nous d’améliorer le projet et l’une des étapes principales, c’est de protéger les limites de ce qui pourrait y avoir comme refuge. [...] Moi, je vais sourire quand on va gagner à la CAMO. Je l’ai dit plusieurs fois, la décision politique, et là on va voir ce qui va se passer au niveau légal», soutient-il.

L’organisme se serait dit en accord avec la motion limitant à 140 le nombre de lits, mais affirme que ce seuil peut être surpassé dans des situations d’urgence.

L’homme d’affaires et leader de SOS Vanier, Drew Dobson, estime que la motion part d’une bonne intention, mais que la Ville aurait pu aller plus loin.

«La façon dont a été écrite la motion, elle n’a pas de mordant. L’Armée du Salut peut changer d’idée n’importe quand et selon le règlement d’urbanisme, elle pourrait avoir jusqu’à 228 lits sans l’approbation de quiconque. [...] Ce qui me préoccupe, ce sont les lits permanents du refuge. Mais c’est certain que durant une nuit d’hiver où il fait -25 degrés, personne y compris les gens de Vanier ne veut voir quelqu’un être frigorifié dehors. Je ne m’oppose pas à ça», dit-il.

Rappelons que l’ombudsman de l’Ontario a aussi été interpellé dans le dossier du déménagement de l’Armée du Salut à Vanier.