« Dans l'ensemble, à peu près la moitié de la programmation d'Ottawa 2017 pourrait être maintenue ou donner naissance à de nouveaux produits », a souligné le directeur général d'Ottawa 2017, Guy Laflamme.

Le début d'une longue tradition ?

À l'instar de Gatineau, qui ne cache pas vouloir ramener les Mosaïcultures au parc Jacques-Cartier en 2018, du moins en partie, Ottawa pourrait bien rééditer dès l'an prochain une poignée des événements organisés en marge des célébrations du 150e anniversaire de la Confédération.
Si les créatures géantes d'acier de la troupe française La Machine pourraient bien revenir déambuler dans la capitale fédérale, comme Le Droit l'a annoncé en primeur il y a deux semaines, d'autres activités ont le potentiel d'être répétées dans un futur pas si lointain, s'il n'en tenait qu'au directeur général d'Ottawa 2017, Guy Laflamme. 
Plusieurs groupes auraient par exemple démontré un intérêt pour rééditer le pique-nique interprovincial sur le pont Alexandra, qui a permis à plus de 2500 personnes de casser la croûte au-dessus de la rivière des Outaouais, ou encore la Tablée du Canada, qui a réuni plusieurs centaines de convives attablés devant le Parlement. 
Les activités d'Agri150, qui permettaient de découvrir les trésors cachés des secteurs ruraux d'Ottawa, ont aussi connu un succès inespéré en étant quasi toutes à guichets fermés, signale M. Laflamme.
« J'espère que ce sera le début d'une longue tradition. Dans l'ensemble, à peu près la moitié de la programmation d'Ottawa 2017 pourrait être maintenue ou donner naissance à de nouveaux produits. Elle pourrait être reprise par d'autres festivals ou d'autres groupes. Il n'y a rien de confirmé ni d'acquis, mais je suis très confiant. C'était un peu notre rôle de pousser l'audace et d'arriver avec des choses inédites qui n'avaient jamais été faites auparavant, pour ensuite laisser le guide d'instructions qui sert à répéter ces événements-là dans l'avenir », affirme le grand manitou des activités du 150e dans la capitale. 
L'activité Ottawa accueille le monde, qui a permis aux ambassades et hauts-commissariats de souligner leurs célébrations nationales au Pavillon Aberdeen et à l'Édifice de l'horticulture tout au long de l'année, s'est aussi avérée un énorme succès qui pourrait être répété, dit-il, au même titre que le Dîner entre ciel et terre, dont les promoteurs ont exprimé le désir de revenir dans la capitale. 
Selon le conseiller du quartier Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, bon nombre d'activités, minimes comme plus grandioses, pourraient être rééditées car elles ont un effet fort positif sur le tourisme. 
« Ottawa 2017 comme entité de gouvernance n'existera plus en 2018. Est-ce qu'un organisme comme, j'invente un nom, Célébration Ottawa, pourrait prendre le relais et dupliquer des événements ? [...] Nous sommes en train de nous défaire de l'image d'Ottawa la ville qui dort, la ville des fonctionnaires qui retournent à la maison le soir et les week-ends. L'année 2017 nous a permis de bien nous définir, mais on doit prendre des mesures clés pour ne pas retomber dans cette image », de dire l'élu.
Question de laisser un legs, Ottawa 2017 a également procédé à l'acquisition de l'équipement de projection multimédia utilisé dans le cadre de l'activité Kontinuum, indique Guy Laflamme, précisant que celui-ci pourra être utile pour d'autres activités dans les années à venir. Pas plus tard qu'en octobre, il servira d'ailleurs à illuminer les Chutes de la Chaudière dans le cadre du spectacle Mìwàte. 
Le Red Bull Crashed Ice sera quant à lui de retour dans la capitale sur une base triennale, alors que le Red Bull Global Rallycross reviendra l'an prochain.