Mathieu Fleury affirme que les critères patrimoniaux de la Ville n’ont pas été respectés dans le projet d’agrandissement du Château Laurier.

Le controversé Château Laurier revient à l’agenda

Le dossier du controversé projet d’agrandissement du Château Laurier va rebondir à l’hôtel de ville d’Ottawa mercredi alors que le conseiller municipal du quartier Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, présentera une motion visant à retirer le permis en matière de patrimoine accordé par la Ville à Larco Investments.

La plus récente mouture du projet hôtelier, la cinquième proposée en deux ans et demi par le propriétaire, comprend un bâtiment de sept étages construit à l’arrière de l’immeuble avec une cour intérieure et 147 chambres.

M. Fleury affirme que Larco Investments n’a pas respecté les critères patrimoniaux « très spécifiques » énoncés par la Ville dans le permis qui lui a été octroyé en juin 2018. 

Il cite notamment le non-respect d’usage de matériaux spéciaux et l’utilisation de formes compatibles avec l’actuel immeuble historique.

« Ils ont gardé les mêmes lignes verticales, une structure très boîte que le public a commenté très négativement », a résumé M. Fleury.

La plus récente mouture du projet a été approuvée en juin dernier par le Comité de l’urbanisme de la Ville d’Ottawa. 

Dans une note de service envoyée vendredi, le greffier de la Ville d’Ottawa, Rick O’Connor, a indiqué que trois conditions spécifiques qui avaient été ajoutées au permis patrimonial, comme l’utilisation accrue de calcaire d’Indiana, ont été respectées, selon ce qu’a indiqué le personnel de la Planification de la ville. 

Ainsi, le propriétaire de l’immeuble pourrait demander à la Cour supérieure de l’Ontario de déclarer que les conditions ont été remplies afin que son projet aille de l’avant, a précisé M. O’Connor.

Malgré le sceau du Comité d’urbanisme, le nouveau croquis a provoqué une autre vague de mécontentement chez des organisations et les citoyens. 

Patrimoine Ottawa a d’ailleurs créé le regroupement national « Les Amis du Château Laurier » pour freiner la construction de l’annexe, qui ressemble un peu « à un conteneur maritime », a d’ailleurs illustré le maire Jim Watson.