Le maire d'Ottawa, Jim Watson

Le « caucus » francophone attendra

Le « caucus » des élus francophones et francophiles de la Ville d'Ottawa se retrouve, une fois de plus, sur la voie d'évitement. Le maire Jim Watson ne prévoit pas convoquer une prochaine rencontre de ce comité informel avant mai, soit sept mois plus tard que prévu et près d'un an après la dernière rencontre.
L'entourage de M. Watson dit simplement « attendre la création du nouveau comité consultatif sur les services en français » avant de convoquer une prochaine rencontre du « caucus ».
Lors de la plus récente rencontre du « caucus », le 18 juin, M. Watson s'était lui-même engagé à convoquer ses collègues francophones et francophiles dans un délai de quatre mois.
Le maire d'Ottawa était alors conscient de la refonte imminente du comité consultatif sur les services en français. C'est lui-même qui a recommandé, deux mois plus tard, que cette tribune citoyenne survive à une importante purge visant à alléger l'administration municipale. Il n'y a maintenant plus que cinq comités consultatifs à l'hôtel de ville, contre une quinzaine à pareille date, l'an dernier.
La nouvelle mouture du groupe de travail sur les services en français doit se rencontrer d'ici la fin avril.
Des réunions plutôt rares
Le « caucus » des élus francophones et francophiles s'est réuni à deux occasions depuis les dernières élections municipales, après des demandes répétées du conseiller Bob Monette. La plus récente rencontre était publique, contrairement à toutes les rencontres antérieures, qui se tenaient à huis clos.
« Il y a de la place pour une discussion plus sérieuse, plus élaborée et peut-être plus fréquente », affirme le conseiller Mathieu Fleury. « Les États généraux de la francophonie viennent de faire leur analyse de la situation du français à Ottawa. Nous devrions, nous aussi, faire notre analyse. »
La Ville d'Ottawa n'a pas encore donné suite aux conclusions des États généraux, qui recommandent notamment que la capitale devienne officiellement bilingue.
« Je crois que c'est important de répondre aux États généraux. Notre caucus' devrait faire l'examen de leurs conclusions et y répondre », ajoute le conseiller Rainer Bloess, un francophile.