Le conseiller Mathieu Fleury espère encore que le conseil pourra bloquer le projet de futur refuge de l’Armée du Salut dans Vanier. Projet qui est passé de 140 lits d’urgence à une centaine environ.

L’Armée du Salut réduit son nombre de lits d’urgence

L’Armée du Salut d’Ottawa avait précédemment indiqué qu’elle prévoyait offrir 140 lits destinés à l’hébergement d’urgence dans son futur refuge du secteur Vanier. L’organisme a annoncé mardi une réduction du nombre de lits de ce genre variant entre 30 % à 50 % pour son refuge du 333, chemin Montréal. Ce sont plutôt 70 à 100 lits qui seront disponibles pour l’hébergement d’urgence.

L’organisme de bienfaisance explique cette décision par le fait qu’une réduction de lit lui permettra de continuer à « observer les meilleures pratiques » afin d’efficacement venir en aide à ses bénéficiaires. 

Par le fait même, l’Armée du Salut explique que cette réduction du nombre de lits d’urgence dans le secteur Vanier permettra de conserver son programme de traitement des dépendances dans son centre de la rue George, dans le marché By.

En mettant à jour son plan pour le projet de Centre multifonctionnel sur le chemin Montréal, l’Armée du Salut entend entre autres « créer de nouveaux logements avec supports en partenariat avec un fournisseur de logements supervisés qui a des antécédents positifs dans la collectivité et qui pourrait soutenir un large éventail de personnes ».

« Les modifications portées à notre projet proposé contribueront à rendre celui-ci un lieu d’espoir et de transformation, fournissant des services essentiels et un soutien aux personnes dans le besoin à Ottawa », a souligné le directeur général du Centre Booth de l’Armée du Salut d’Ottawa, Marc Provost.

Fleury dépose une motion

Par ailleurs, le conseiller municipal, Mathieu Fleury, continue de dénoncer la mise en place de ce futur refuge dans son quartier.

Le conseiller de Rideau-Vanier a déposé une motion afin de demander à ce que l’approbation du projet soit abrogée au conseil mercredi.

Selon M. Fleury, le Conseil avait alors voté sur une demande de modification majeure du Plan officiel pour des propriétés qui appartenaient déjà à l’Armée du Salut. 

Cependant, l’Armée du Salut ne serait pas propriétaire du 333, chemin Montréal. 

« Dans sa demande de modification, l’Armée du Salut a donné à la ville une fausse déclaration en affirmant qu’elle était propriétaire de la propriété du chemin Montréal. En fait, le propriétaire actuel de la propriété a reconnu devant le Tribunal d’appel de l’urbanisme que la convention d’achat et de vente du terrain à l’Armée du Salut était en pleine renégociation et transformation », souligne M. Fleury.

M. Fleury soutient qu’« un bon nombre de conseillers » qui ont voté en faveur de la proposition de refuge de l’Armée du Salut pourront reconsidérer leur vote en fonction du fait qu’aucun contrat d’achat n’a été conclu.