Le Comité des finances et du développement économique de la Ville d’Ottawa dit oui à une prolongation de 10 ans de son partenariat avec l’Ottawa Sports and Entertainment Group (OSEG) pour le parc Lansdowne.
Le Comité des finances et du développement économique de la Ville d’Ottawa dit oui à une prolongation de 10 ans de son partenariat avec l’Ottawa Sports and Entertainment Group (OSEG) pour le parc Lansdowne.

Lansdowne: vers une prolongation de 10 ans du partenariat avec l'OSEG

Julien Paquette
Julien Paquette
Le Droit
Le Comité des finances et du développement économique de la Ville d’Ottawa dit oui à une prolongation de 10 ans de son partenariat avec l’Ottawa Sports and Entertainment Group (OSEG) pour le parc Lansdowne.

Après une réunion marathon de près de 9 heures jeudi, le Comité a approuvé unanimement le plan élaboré par l’administration municipale et l’OSEG pour aider le groupe à traverser la crise de la COVID-19.

Rappelons que l’OSEG a vu ses revenus chuter depuis mars en raison de la pandémie puisqu’il n’y plus d’événements sportifs ou culturels à la Place TD. Les recettes engendrées par les loyers des espaces commerciaux au parc Lansdowne sont également en baisse cette année puisque la majorité des locataires sont des entreprises directement touchées par la crise sanitaire, notamment des restaurants. 

La prolongation de 10 ans du partenariat du parc Lansdowne était recommandée par l’administration de la Ville afin de rendre l’aventure viable pour l’OSEG et lui donner plus de temps pour dégager des profits.

Pour garder la tête hors de l’eau l’an prochain, si le rapport est également approuvé par le conseil municipal dans deux semaines, l’OSEG pourra exceptionnellement déroger à ses obligations et ne pas contribuer au fonds de réserve d’immobilisations. Même que les 4,7 millions $ qui se trouvent actuellement dans ce fonds pourront être utilisés pour les dépenses courantes du consortium l’an prochain.


« Si on donne 10 ans de plus à l’OSEG tout de suite, qu’est-ce qu’il nous reste comme mesures d’aide l’an prochain si la situation avec la COVID-19 ne s’améliore pas. »
Anthony Carricato

«Qu’est-ce qui presse?»

L’intérêt était grand pour cette discussion sur les changements à apporter au partenariat du parc Lansdowne. Plus de 40 citoyens étaient inscrits afin de s’adresser au Comité des finances avant qu’il prenne sa décision, la majorité pour souligner leur attachement à la Place TD, ainsi qu’à l’OSEG et ses équipes sportives — le Rouge et Noir et les 67’s.

Quelques voix dissidentes ont tout de même été entendues au courant de la réunion. La vice-présidente de l’Association communautaire du Glebe, June Creelman, a notamment suggéré que le Comité retarde sa décision sur les éléments du rapport qui auront un impact à long terme, notamment la prolongation de 10 ans du partenariat.

«Qu’est-ce qui presse? Il y a tellement d’éléments incertains encore avec la pandémie, faisons les choses correctement», a lancé Mme Creelman au Comité.

«Si on donne 10 ans de plus à l’OSEG tout de suite, qu’est-ce qu’il nous reste comme mesures d’aide l’an prochain si la situation avec la COVID-19 ne s’améliore pas», a plus tard renchéri Anthony Carricato.

En conférence de presse après la réunion Comité des finances et du développement économique, le maire d’Ottawa, Jim Watson, a expliqué qu’en tant que partenaire de l’OSEG dans la gestion du parc Lansdowne, la Ville devait agir rapidement pour offrir plus de certitude au consortium afin qu’il puisse plus facilement prévoir son budget d’exploitation pour les prochaines années.

Le président de l’OSEG, Mark Goudie, ajoute qu’en plus des pertes de revenus importantes, des investissements supplémentaires de 40 millions $ — comparativement à ce qui était prévu en 2014, au moment de signer l’entente avec la Ville — seront nécessaires au cours des cinq prochaines années.

«Nous avons des obligations et des engagements qu’on doit respecter pour solidifier notre modèle d’affaires dans le contexte de cette pandémie, affirme M. Goudie. Nous sommes heureux de la décision du Comité des finances aujourd’hui et nous avons hâte de voir la réaction du conseil municipal dans deux semaines.»