La vitesse est un enjeu qui fait l'objet de plaintes depuis belle lurette sur l'avenue King Edward, au centre-ville d'Ottawa.

La vitesse sur King Edward, un casse-tête pour la Ville d'Ottawa

Le nombre de voies pourrait être réduit d'ici quelques années sur l’avenue King Edward alors que la Ville d’Ottawa souhaite forcer les automobilistes à ralentir sur cette artère achalandée.

Les résidents de la Basse-Ville se plaignent depuis longtemps de la vitesse sur l’avenue King Edward au nord de la rue Rideau. La Ville d’Ottawa a implanté une série de mesures au cours des dernières années pour ralentir la circulation, notamment en diminuant la limite de vitesse de 50 km/h à 40 km/h, mais c’est en vain, selon des citoyens du secteur.

«Il y a six voies, larges et en ligne droite. Ça ressemble à un prolongement de l’autoroute à partir du pont Macdonald-Cartier et c’est traité comme tel par la véhicules», a déploré Anna-Maria Tarres, une résidente du quartier, devant le Comité de transports de la Ville, mercredi matin.

Un autre citoyen, John Woodhouse, a de son côté affirmé que l’avenue King Edward est un peu «le mur de Berlin qui sépare deux communautés de la Basse-Ville».

La Ville d’Ottawa évalue deux scénarios pour réduire le nombre de voies sur King Edward afin de forcer les automobilistes à ralentir, un changement qui surviendra seulement lorsqu’un nouveau lien interprovincial vers l’autoroute 417 verra le jour et lorsque l’avenue King Edward sera retirée de l’itinéraire des camions lourds par la Ville.

Lorsque ces conditions seront satisfaites, Ottawa pourrait élargir le terre-plein central ou élargir les trottoirs, l’option favorisée par l’Association communautaire de la Basse-Ville. L’élargissement des trottoirs coûterait environ 4 millions $ — deux fois plus chère que la première option, selon des évaluations préliminaires — puisqu’il faudrait déplacer les puisards pour assurer le bon drainage de la rue.

Le conseiller de Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, est impatient de voir la circulation lourde retirée de la Basse-Ville. Il a invité les autres paliers de gouvernement à bouger rapidement dans ce dossier durant la réunion du Comité de transports, mercredi matin.

«Si le fédéral veut un pont, il doit payer. Sinon, c’est la responsabilité de la province de payer pour s’assurer de construire le lien manquant entre un pont interprovincial et l’autoroute 417», affirme M. Fleury, en référence au projet de tunnel rejeté par le gouvernement fédéral.

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