Selon le rapport à l'intention du maire Watson et de son conseil, la Ville d'Ottawa a fait d'« importants progrès » sur la question du bilinguisme.

La Ville d'Ottawa se félicite de ses progrès

La Ville d'Ottawa a réalisé des « progrès importants » quant au respect de sa politique de bilinguisme dans la dernière année, selon le rapport sur les services en français du comité des finances et du développement économique.
« Au cours des 18 derniers mois, la Ville s'est efforcée de promouvoir la prestation de services dans les deux langues officielles. Elle a notamment lancé des initiatives dans des secteurs liés aux arts, à la culture et aux loisirs, et ciblé des groupes démographiques comme les jeunes enfants, les familles et les personnes âgées francophones », peut-on lire dans le document à l'intention du conseil municipal.
Des améliorations aux systèmes automatisés ont été réalisées, notamment la production d'une liste électorale bilingue et la création d'un ordre du jour électronique bilingue pour les réunions du conseil et des comités.
Les autorités municipales ont noté une augmentation constante des inscriptions de ses employés aux cours de français langue seconde. Des possibilités d'apprentissage en ligne sont également à l'étude, évoque aussi le rapport.
« Les membres du personnel inscrits à ces cours sont encouragés à utiliser les compétences acquises dans le cadre de leurs fonctions et à l'extérieur du travail », précise le document de neuf pages.
Malgré certaines avancées, le dossier du français à la Ville d'Ottawa a fait les manchettes pour les mauvaises raisons à maintes reprises en 2012. Rappelons seulement le bilinguisme officiel réclamé par de nombreux intervenants et rejeté du revers de la main autant de fois par le maire Jim Watson.
L'administration municipale misera jusqu'aux prochaines élections de 2014 sur « l'excellence du service et l'engagement des employés ».
Pour y arriver, la Ville compte accroître le temps de planification pour tenir compte des délais liés aux services de traduction et veiller à ce que les événements publics soient offerts en français, entre autres.
Les employés qui occupent des postes non désignés seront quant à eux encouragés « à songer à suivre des cours de français ».
Ceux qui souhaitent réaliser leur entrevue d'embauche en français pourront aussi en faire la demande.
« Les gestionnaires et les membres du personnel continuent de faire preuve d'initiative et d'être à l'affût des occasions d'améliorer l'offre de services au personnel et au public dans la langue officielle de leur choix », conclut-on.