Le maire d'Ottawa, Jim Watson.

La ville d'Ottawa entre bonnes mains, même sans Watson

L'accident «bête» du maire d'Ottawa Jim Watson ce week-end ne devrait pas causer trop de conséquences aux activités quotidiennes à l'hôtel de ville pendant sa convalescence d'au moins un mois. Les maires adjoints Bob Monette (Orléans) et Mark Taylor (Baie), qui remplacent déjà régulièrement le premier magistrat à divers événements, seront sollicités davantage au cours des prochaines semaines. D'ailleurs, le chef de cabinet du maire, Serge Arpin, considéré comme grand manitou dans l'ombre à l'hôtel de ville, avait déjà réorganisé leur horaire cette semaine afin de combler l'absence de M. Watson. Ils pourront au moins compter sur le chauffeur du maire pour quelques déplacements. La chute en motoneige du premier magistrat, samedi à Osgoode, était encore sur toutes les lèvres de bien des élus de la municipalité, hier matin. Si plusieurs sont d'accord que leur chef de file suivra les activités de la ville de façon minutieuse à partir d'un établissement local de soins, non identifié, le conseiller du quartier Capitale, David Chernushenko, n'écarte pas la possibilité de le voir à la réunion visant à adopter le budget municipal, le 11 mars prochain. «Ça me surprendrait qu'il ne soit pas présent», a-t-il signalé au Droit hier. Rappelons que M. Watson est tombé après une fausse manoeuvre lors d'une randonnée avec quelques-uns de ses homologues du conseil municipal. Il aurait appuyé sur l'accélérateur au lieu du frein le propulsant à la droite de l'engin. Le contact au sol a fait en sorte qu'il s'est fracturé le bassin. «Le maire était visiblement en douleur, a commenté le conseiller de Rideau-Vanier Mathieu Fleury, présent pour l'occasion. C'était vraiment un accident bête.»