Un nouvel entrepôt d’Amazon verra le jour dans l’est d’Ottawa.

La Ville accorde un privilège au promoteur qui construira l’entrepôt d’Amazon

L’entreprise Broccolini aura droit à un délai d’un an pour s’acquitter de ses redevances d’aménagement pour la construction du nouvel entrepôt d’Amazon dans l’est d’Ottawa.

Le conseil municipal a adopté une entente avec le promoteur pour lui permettre de payer ces frais, évalués à 8 millions $, un an plus tard que prévu, sans pénalité. La Ville d’Ottawa renonce ainsi à environ 80 000 $ en intérêts accumulés.

Le maire d’Ottawa, Jim Watson, croit que le jeu en vaut la chandelle. Il soutient que cette entente a contribué à attirer Amazon et les 600 emplois à temps plein que compte créer l’entreprise.

Par ailleurs, Broccolini — qui a été mandaté par le géant du commerce en ligne pour construire son nouveau complexe — paiera entièrement de sa poche la mise à niveau d’infrastructures publiques en vue de l’arrivée de l’entrepôt d’Amazon sur le chemin Boundary.

Le promoteur dépensera environ 9 millions $ pour améliorer les services d’hydroélectricité et d’aqueduc en plus du resurfaçage de certaines rues. Selon M. Watson, le tout se fera sans frais pour la municipalité.

Les conseillers Tobi Nussbaum, Catherine McKenney et Jeff Leiper ont refusé de voter en faveur de la proposition, mercredi. Durant la séance du conseil municipal, leur collègue Tim Tierney s’est dit déçu que l’entente ne reçoive pas un appui unanime.

« C’est un bon projet pour l’est de la ville. C’est un bon projet pour Ottawa, a soutenu avec ferveur M. Tierney. Le départ de la Défense nationale a laissé un vide à Orléans et dans l’est de la ville. Amazon va contribuer à remplir ce vide. »

Le maire Watson a ajouté, peu après, que le ratio emplois-population est peu reluisant dans l’est de la capitale.

« Plusieurs ont promis de ramener des emplois à Orléans, a indiqué Jim Watson. C’est la première fois, à mon souvenir, qu’un geste significatif est posé afin de corriger la situation. »

Questionnée après la séance du conseil municipal, la conseillère Catherine McKenney indique s’être opposée puisqu’elle n’a pas été convaincue de la nécessité d’accorder ce privilège à Broccolini. « Un enjeu de procédures », affirme l’élue.