John Manconi, le grand patron d’OC Tranpo.

«La plus grande transformation de l’histoire» pour OC Transpo

Une fois la Ligne de la Confédération sur les rails, OC Transpo devra procéder à la « plus grande transformation de son histoire » alors que 240 000 trajets clients quotidiens seront modifiés. Pour s’y préparer, un plan de transition qui prévoit des centaines d’exercices opérationnels a été mis en branle.

L’opération permettant de passer à un service multimodal entraînera la modification de 100 circuits d’autobus dans différents secteurs de la Ville. OC Transpo publiera une carte complète du réseau afin de soutenir les usagers du transport en commun dans cette transition. Le transporteur public prévoit offrir un service d’autobus en parallèle pendant une période de trois semaines afin de favoriser une transition en douceur.

Des essais avec des usagers

Le directeur général d’OC Transpo, John Manconi, assure que le point de vue des usagers sera pris en considération. Des centaines d’employés de la Ville et des membres de leur famille participeront à deux essais en situation réelle et à des simulations de service à la clientèle dans le réseau multimodal. Ces tests seront effectués une fois que la Ville aura en sa possession les clés du projet, soit d’ici la deuxième ou la troisième semaine du mois d’août selon les plus récentes informations.

« Nous ferons des essais avec des centaines de personnes pour analyser la circulation et la mobilité des clients dans les stations, nous travaillerons aussi avec des groupes qui représentent des personnes ayant des handicaps », explique Pat Scrimgeour, directeur des systèmes clients et planification du transport en commun.

Le personnel d’OC Transpo est déjà sur le terrain afin de surveiller les aspects techniques et de sécurité en prévision de l’ouverture, qui doit se faire au mois de septembre a annoncé le maire Jim Watson mardi.

À ce jour, plus de 950 exercices techniques ont été réalisés et plus de 125 exercices de simulations ont été menés afin de reproduire des situations d’urgence, des collisions, des opérations hivernales et divers dérangements.

Le DG d’OC Transpo a rappelé que la Société de transport de l’Outaouais (STO) réduira le nombre de véhicules qui circulent dans le centre-ville afin de s’arrimer à la station Lyon. Toutefois, ces changements pourraient prendre quelques mois.

Le transporteur gatinois attend une date officielle avant d’apporter des changements. M. Manconi précise que les modifications aux routes de la STO pourraient se faire seulement à l’hiver ou au printemps prochain.

« La rue Wellington ne deviendra pas une autoroute de la STO ? » s’est inquiété le président de la Commission, Allan Hubley.

« À court terme, il n’y aura pas d’autobus sur Wellington à l’est de Bank et le volume sera réduit à l’ouest de Lyon, précise M. Scrimgeour. À plus long terme s’ils construisent un train ça va amener beaucoup plus de gens dans l’ouest du centre-ville, mais Wellington sera passablement transformée. »

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Une journée gratuite « entraînerait beaucoup de problèmes »

La Ville d’Ottawa ne doit pas offrir de service gratuit pour les usagers du transport en commun une fois que le train léger sera opérationnel, a réitéré le directeur général d’OC Transpo John Manconi mercredi.

À son avis, une telle mesure viendrait surcharger le système en entraînant son lot de problèmes.

«Je comprends très bien la raison de la demande, mais on vous incite à éviter cela même un dimanche. Je peux vous parler de ce qui s’est passé en Australie. Ils ont offert un service gratuit et ç’a inondé le système. L’expérience a été très négative et ça donne mauvaise presse. Je pense que la clientèle vivra une mauvaise expérience si on fait quelque chose de semblable. Je vous encourage à ne pas aller dans cette direction parce que ça va entraîner beaucoup de problèmes», a-t-il confié aux membres de la Commission du transport en commun mercredi après que le conseiller Riley Brockington ait soulevé l’idée d’offrir un service gratuit le dimanche pour fidéliser la clientèle.

Rappelons que la semaine dernière, les élus ont débattu pendant de longues heures afin de trouver un moyen de fidéliser la clientèle. Le conseil a opté pour un gel de tarif.