Une plaque de rue commémorative a notamment été remise aux membres de la famille d'Esdras Terrien, afin de reconnaître l'importante contribution de l'homme à la culture franco-ontarienne.

La mémoire d'un pionnier du Droit immortalisée par Ottawa

La mémoire d'Esdras Terrien, l'un des fondateurs du quotidien LeDroit, sera immortalisée.
Une rue portant le nom de l'ardent défenseur de la langue française et des droits culturels franco-ontariens verra le jour dans la nouvelle communauté du village de Cardinal Creek, à l'est du chemin Trim, dans le secteur Orléans, a annoncé la Ville d'Ottawa mercredi matin.
Une plaque de rue commémorative a d'ailleurs été remise aux membres de sa famille à l'hôtel de ville pour reconnaître l'importante contribution de M. Terrien à la culture franco-ontarienne.
«Au nom des descendants de mon grand-père, merci à la Ville d'Ottawa. C'est un honneur bien sûr pour notre famille, mais on reconnaît aussi le travail de toute une génération qui s'est battue pendant une centaine d'années pour défendre des droits que nous prenons pour acquis aujourd'hui, mais qui ne l'étaient pas à l'époque», a affirmé Paul Terrien, petit-fils du célébré et ancien chef des nouvelles du Droit
Grand bâtisseur franco-ontarien
M. Terrien a été président du conseil, directeur et trésorier du journal LeDroit pendant plus de 30 ans. Le journal a été fondé pour servir de tribune aux francophones afin de lutter contre le Règlement 17, une loi provinciale ontarienne adoptée en 1913 qui exigeait que l'enseignement se fasse en anglais uniquement.
M. Terrien (1876-1960) a également participé à la fondation de l'Association canadienne-française d'éducation de l'Ontario, organisme précurseur de l'actuelle Association canadienne-française de l'Ontario, et à celle de l'Ordre de Jacques Cartier.
Il a vécu la plus grande partie de sa vie sur la rue Besserer, dans la Basse-Ville. Il se rendait souvent au Parlement pour écouter les discours de Sir Wilfrid Laurier et d'Henri Bourassa et pour sensibiliser les politiciens francophones à l'importance de créer des canaux de communications en français, notamment un quotidien francophone à Ottawa.