Trois trains sont tombés en panne en raison d’enjeux avec l’alimentation en électricité, ce week-end.

La grogne persiste envers l’O-Train

Les plus récents problèmes de l’O-Train ont suscité de la vive colère chez certains élus de la Ville d’Ottawa. Avec seulement 9 trains sur 13 disponibles, des trajets d’autobus ont dû être annulés à travers la municipalité pour fournir un service de remplacement.

« C’est inacceptable que les usagers d’Orléans et de l’est de la ville voient leur trajet être complètement viré à l’envers, affirme le conseiller d’Orléans, Matthew Luloff. C’est impossible pour les usagers de prévoir leurs trajets et d’avoir une routine avec un train qui n’est pas fiable. Je suis tellement frustré du processus et de RTM (Rideau Transit Maintenance). Ça coûte 120 $ par mois pour une passe d’OC Transpo et, maintenant, on n’a pas un produit qui marche. »

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Rappelons que ce week-end, trois trains sont tombés en panne en raison d’enjeux avec l’alimentation en électricité et ceux-ci n’étaient pas disponibles lundi. Ça survient après une semaine complète où de nombreux trains n’étaient pas disponibles en raison d’une usure prématurée des roues.

Selon une note interne rédigée par le directeur général d’OC Transpo, John Manconi, les probabilités que des problèmes d’alimentation électrique surviennent semblent plus grandes lorsque les conditions météorologiques ne sont pas clémentes.

Quelles solutions ?

« Malheureusement, on dirait bien que nous sommes prisonniers d’un contrat », note la conseillère du quartier Baie, Theresa Kavanagh.

La semaine dernière, son collègue Shawn Menard souhaitait étudier la possibilité de résilier le contrat d’entretien de la Ligne de la Confédération avec RTM.

« On doit continuer de mettre de la pression sur eux. On doit continuer de leur dire que ça doit être mieux, ajoute Mme Kavanagh. Ils ne sentent pas la pression qu’on ressent. [...] J’ai l’impression parfois qu’ils ne comprennent pas, en regardant les décisions qu’ils prennent. On dirait qu’ils n’ont pas le sentiment d’urgence de faire bien fonctionner le système parce que des gens en ont besoin. »

Le conseiller de Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, bien qu’insatisfait du travail de RTM depuis le lancement du train léger l’automne dernier, ne croit pas qu’il soit réaliste d’envisager un remplacement de RTM puisqu’il faudrait s’assurer que la Ville a le personnel qualifié nécessaire pour opérer le système ferroviaire.

« Pour moi, il n’y a plus de doute qu’on n’aurait pas dû lancer le train en 2019. En tout cas, si on l’avait fait, on aurait dû maintenir le système parallèle d’autobus », soutient M. Fleury ajoutant qu’il est maintenant trop tard pour reculer puisque OC Transpo n’a plus assez d’autobus à sa disposition pour offrir ces deux services.

De son côté, le conseiller d’Alta Vista et vice-président de la Commission du transport en commun d’Ottawa, Jean Cloutier, prône la patience avec les joueurs en place.

« Mon focus est de trouver des solutions et non de mettre le blâme et de revoir le contrat. Je préfère parler avec des personnes qui ont solutions – des ingénieurs, des gens dans le design –, pas à des avocats pour annuler le contrat ou mettre quelqu’un à la porte parce que ça nous ferait paraître mieux, lance M. Cloutier. Aucune de ces solutions-là n’aide à déplacer un passager plus rapidement. »