La fondation d'un parti à Ottawa est peu probable

Un parti politique à la Ville d'Ottawa? Une experte en matière de politique municipale à l'Université d'Ottawa (Ud'O) n'y croit pas.
«D'une part, la majorité des électeurs ne sont pas chauds à l'idée des partis politiques sur la scène municipale en raison des divers scandales ou de la corruption (à d'autres paliers gouvernementaux). D'autre part, beaucoup de conseillers municipaux ne veulent pas être liés par un vote de parti. Bref, je ne vois pas cela se produire à Ottawa», fait valoir Caroline Andrew, directrice du centre en gouvernance de l'Ud'O.
L'experte souligne qu'il y a déjà eu des efforts dans le passé afin de créer des coalitions plutôt que des partis en soi.
«Mais ils furent tous des échecs.»
Mme Andrew estime que les aspirants conseillers ou maires miseront surtout sur des projets pour augmenter le taux de participation aux élections plutôt que de fonder un parti pour se faire élire en cette année électorale.
«À mon avis, il va y avoir davantage d'énergies dépensées pour mousser une participation plus active, avec des enjeux clairs, sans que cela prenne la forme d'un parti, dit-elle. L'idée d'un parti est un peu tachée aussi à la suite de la corruption exposée. Ottawa est aussi une ville de fonctionnaires, donc l'idée d'un parti est directement liée au scandale du Sénat dans la tête des gens.»
Et même si la fondation du parti Action Gatineau - et l'élection de son chef Maxime Pedneaud-Jobin au poste de maire - a fait la manchette plus d'une fois l'an dernier, sur la rive outaouaise, les Ottaviens ont semblé y porter peu d'attention, avance Mme Andrew.
«À Ottawa, les citoyens sont plus ou moins informés du début de ce parti.»