La maison Magee sera démolie avant la fin du mois de novembre.

La fin approche pour la maison Magee

À moins d’un revirement de situation inattendu, la maison Magee sera démolie avant la fin du mois de novembre.

La motion visant à autoriser la démolition de ce bâtiment patrimonial a été adoptée sans débat, mardi matin, à la séance du comité de l’urbanisme de la Ville d’Ottawa. Le sous-comité du patrimoine bâti avait également autorisé la démolition la semaine dernière. La dernière étape est l’approbation du conseil municipal durant la séance de mercredi.

Selon le conseiller de Kitchissippi — où se trouve la maison Magee — et membre du comité de l’urbanisme, Jeff Leiper, le conseil municipal approuvera également la démolition du bâtiment historique.

« Ça doit être démoli avant le 15 novembre. Si on approche de cette date et que le propriétaire ne semble pas en mesure de le faire à temps, la Ville s’en chargera et ajoutera les frais à son prochain compte de taxes municipales », explique M. Leiper.

La maison Magee, située au 1119, rue Wellington Ouest, a été construite en 1874 et désignée patrimoniale par la Ville d’Ottawa en 1996. Une façade de l’édifice s’est effondrée en juillet dernier.

Une firme d’ingénieurs a conseillé à la Ville d’Ottawa, en août dernier, de démolir complètement le bâtiment, le jugeant irrécupérable.

Des leçons à tirer?

Selon Jeff Leiper, des lacunes ont été observées au niveau de l’entretien du bâtiment ont mené à cet effondrement. L’élu souligne que la Ville a immédiatement étudié la situation pour tirer les leçons nécessaires de cet échec dans la préservation d’un bâtiment historique qui a abrité des familles, avant d’être converti de banque, en 1942, puis en commerce, dans les années 1960.

« Un des principaux changements, c’est l’adoption d’une approche beaucoup plus agressive pour les demandes d’inspection, pour que le personnel sur le terrain se sente à l’aise de demander des évaluations structurelles. Je pense que vous verrez une approche plus agressive pour exiger aux propriétaires d’effectuer les réparations nécessaires. »

Au-delà d’une surveillance accrue des édifices patrimoniaux, M. Leiper croit que la Ville doit réfléchir à une offre d’incitatifs « pour encourager les propriétaires à prendre soin de leur bâtiment ».