Peu importe l'aura de négativité qui a entouré la conclusion de l'événement l'an dernier, Fierté dans la capitale a célébré son 30e anniversaire de grande façon.

La fierté de la capitale se réaffirme

C'est sous le joug du renouveau que la 30eparade de la fierté gaie s'est déroulée, hier, au centre-ville de la capitale fédérale.
Évidemment, les problèmes financiers qu'a connus l'organisation l'an dernier ont forcé la main des organisateurs. Nouveau modèle d'affaire pour le festival Fierté de la capitale, mais aussi un nouveau trajet pour le défilé. Peu importe l'aura de négativité qui a entouré la conclusion de l'événement l'an dernier, Fierté dans la capitale a célébré son 30eanniversaire de grande façon.
Les gens rassemblés par centaines sur le trajet de la parade sont visiblement venus pour s'amuser. À l'exception d'une très faible minorité venue démontrer son opposition à cette manifestation colorée, les sourires étaient nombreux.
Évidemment, plusieurs étaient membres de la communauté LGBT. D'autres, des hétérosexuels qui démontrent leur volonté de mettre fin aux préjugés et aux inégalités.
Raymond Lalonde, d'Aylmer, est de ce second groupe. Il affirme particulièrement apprécier l'ambiance festive de la parade. «J'aime le changement, j'aime les gens qui participent à ça. J'ai beaucoup de respect pour eux.»
Même chose pour Chris et Lyndsay, un jeune couple d'Ottawa. Ils assistaient à la parade pour une première fois, curieux de voir ce qui en fait sa renommée et désireux de démontrer leur appui.
Annie, résidente de la capitale nationale depuis peu, n'était pas là qu'en appui. Homosexuelle, elle était présente avec cinq amies, aussi homosexuelles. Elles se font un devoir chaque année de participer à ce type de rassemblement, que ce soit à Ottawa ou à Toronto. «Les temps changent, on a fait de grands pas. Tu vois dans la communauté, surtout dans notre génération, que c'est de plus en plus 'normal' de sortir du placard. C'est bien de se sentir acceptés. [...] Ce n'est pas encore parfait, mais on a tellement fait de progrès, j'aime mieux me concentrer sur le positif.»
jpaquette@ledroit.com