La Bibliothèque publique d'Ottawa

La bibliothèque d'Ottawa veut explorer l'option PPP

Les Ottaviens devront attendre encore longtemps avec d'être invités à mettre les pieds dans une bibliothèque centrale digne de ce nom.
Après avoir examiné trois options pour la rénovation du vétuste édifice de la rue Metcalfe, le conseil d'administration de la bibliothèque publique d'Ottawa a finalement décidé, hier, d'explorer celle d'un partenariat public-privé (PPP). «Les trois options ne sont pas acceptables au prix estimé», affirme la présidente du c.a. de la bibliothèque, Jan Harder.
Des fonctionnaires ont donc reçu le mandat de rédiger un rapport explorant dans les moindres détails la réfection du 120, rue Metcalfe ou la construction - en PPP - d'un édifice qui serait situé sur un tout nouveau site.
Les rénovations proposées, avant d'être rejetées, auraient coûté entre 40 et 70 millions$, selon l'option choisie. Le rapport soumis hier favorisait l'option la plus onéreuse. On projetait de refaire entièrement l'intérieur de la bibliothèque et de lui donner une nouvelle façade.
Les membres du c.a. n'ont pas été convaincus. Ils ont choisi d'appuyer la motion de Mme Harder afin d'analyser une dernière option. «Nous n'avons pas l'argent pour faire aucune des options qui nous ont été présentées», a-t-elle martelé.
La décision était à peine entérinée qu'elle gagnait déjà un appui à Queen's Park. Dans une lettre envoyée au Ottawa Citizen, le député d'Ottawa Centre, Yasir Naqvi, a suggéré de construire un édifice au coin des rues Bayview et Albert.
L'idée plaît à Mme Harder, qui y voit de nombreux avantages, tout comme M. Naqvi: la Ville d'Ottawa est propriétaire du terrain, qui est situé à l'intersection de la future ligne de la Confédération et du O-Train. «Cela aiderait à réaménager une partie sous-utilisée de notre ville, qui était autrefois très animée, avec une activité commerciale et communautaire», défend M. Naqvi.
Les efforts des derniers mois pour trouver une solution à la bibliothèque centrale n'ont pas été en vain, assure Mme Harder. Les plans détaillés de l'option à 70 millions$, dessinés par la firme Ajon Moriyama Architect, pourraient éventuellement servir, soutient-elle.
Les partenaires potentiels sont nombreux, selon Mme Harder. Chaque jour, la bibliothèque centrale accueille des milliers de visiteurs. Il s'agit d'un achalandage intéressant pour les investisseurs, dit-elle.
La conseillère Harder est convaincue que le rapport évaluant un PPP, qui sera déposé devant un conseil fraîchement élu, obtiendra une oreille attentive. «On va pouvoir mettre ce projet sur la liste des priorités pour le prochain mandat.»