Le premier dirigeant sortant de la CCN, Mark Kristmanson, dont le mandat de cinq ans s'achèvera dans une semaine.

Kristmanson quitte la tête de la CCN «sans regrets»

C’est sans regret que le premier dirigeant de la Commission de la capitale nationale (CCN), Mark Kristmanson, tirera le rideau sur son mandat de cinq ans qui prend fin dans une semaine.

« Je n’en ai pas vraiment [de regret], je suis satisfait, je suis très fier d’avoir pu servir les Canadiens dans ce rôle. C’est impossible d’avoir un regret. Je vais surveiller avec intérêt la progression des dossiers », a déclaré le principal intéressé jeudi à l’issue de sa dernière réunion du conseil d’administration de la Société d’État avant son départ.

M. Kristmanson, qui a rallié les rangs de la CCN en 2004, avait été nommé premier dirigeant par l’ancien gouvernement Harper, en février 2014. Il cédera son siège à l’actuel conseiller municipal du quartier Rideau-Rockcliffe, Tobi Nussbaum, qui entrera en poste le 4 février.

À l’occasion de ce qui pourrait être sa dernière sortie publique, le premier dirigeant sortant a affirmé qu’il avait une longue liste de satisfactions à l’égard du travail accompli durant son mandat. Il a paru un brin émotif lorsqu’il a été chaudement applaudi par les membres du conseil d’administration.

« J’ai plusieurs exemples, nous n’avons pas assez de temps pour tous les nommer. Créer de bonnes relations avec les villes, les partenaires et le public, pour changer l’attitude envers la CCN avec des consultations publiques, c’est quelque chose de très important pour moi. On a appris aujourd’hui qu’on a fait du progrès à ce sujet. Mais concrètement, je pense que le Monument national de l’Holocauste (inauguré en septembre 2017), je pense que ça aura été une grande réussite », a-t-il lancé.

Le maire d’Ottawa Jim Watson l’a remercié pour son « approche collaborative » avec les deux côtés de la rivière, soulignant qu’il avait fait preuve d’une bonne part de leadership au cours des cinq dernières années. 

La fin du mandat de Mark Kristmanson a été tachée, rappelons-le, par la publication d’un rapport du commissaire aux conflits d’intérêts et à l’éthique, à la mi-décembre, qui concluait que le premier dirigeant de la CCN a contrevenu à la Loi sur les conflits d’intérêts en acceptant une douzaine d’invitations à des événements de la part d’organisations devant transiger avec la société d’État. 

Une enquête avait été ouverte après la réception d’une lettre anonyme en 2017.

« Le commissaire souhaite qu’on ait des standards différents pour les événements sociaux dans la capitale. Nous avons reçu ses recommandations et nous avons modifié nos politiques internes. Pour moi, la porte est fermée », a indiqué M. Kristmanson le mois dernier.

Auteur de nombreux articles scientifiques, Mark Kristmanson n’a pas précisé s’il relèvera un autre défi professionnel après son départ de la CCN.