Jim Watson, qui brise ici une planche lors d’une conférence de presse annonçant la tenue du championnat canadien de taekwondo à Ottawa, a tenu à rassurer les partisans des Sénateurs quant à l’avenir de l’équipe dans la capitale.

Jim Watson calme le jeu

Jim Watson s’attend à ce que les Sénateurs demeurent à Ottawa et finissent par évoluer dans un nouvel aréna sur les plaines LeBreton.

Le maire a commenté pour la première fois mercredi la sortie publique du propriétaire Eugene Melnyk, qui a ouvert la porte à un possible déménagement de sa concession de la LNH si les assistances continuent à fondre au centre Canadian Tire. « Si ça devient un désastre, oui. Si on commençait à ne plus voir de foules aux matches, oui. Mais pour l’instant, nous sommes sur le point d’être OK », avait soutenu l’homme d’affaires le 15 décembre dernier avant le match des Anciens Sénateurs sur la Colline du Parlement.

Melnyk avait ajouté que son club « a besoin d’un nouvel aréna... mais nous avons beaucoup d’options ». « Je ne suis pas certain que le centre-ville est la solution. La Ville et d’autres sont de cet avis, mais bien des gens se demandent si on a besoin d’être au centre-ville », a-t-il notamment dit.

Jim Watson, lui, se remettait d’une appendicectomie, à cette époque. Il avait été admis d’urgence à l’hôpital deux jours avant que le grand patron des Sénateurs tienne ses propos qui ont secoué les partisans du club.

« J’ai été surpris par ce qu’Eugene a dit... peut-être qu’il fût frustré par la saison difficile de son équipe. J’ai confiance que cette franchise sera ici pour plusieurs années », a affirmé le maire d’Ottawa au Droit après avoir participé à une conférence de presse annonçant la tenue des championnats canadiens de taekwondo dans la capitale nationale.

Watson venait de briser une planche à l’aide d’un coup de poing lors d’une cérémonie protocolaire sur le tatami. Il était de bonne humeur.

Ça semblait hors de question pour lui d’essayer de patiner et éviter l’épineux dossier du nouvel aréna au centre-ville qui va monopoliser l’attention en 2018. Des négociations se déroulent déjà depuis quelques mois entre la Commission de la capitale nationale (CCN), la Ville d’Ottawa et Rendez-Vous LeBreton (le groupe de Melnyk) pour le redéveloppement des plaines LeBreton.

« Les Sénateurs sont une locomotive importante pour l’économie locale. Je suis sûr que nous allons trouver un terrain d’entente afin qu’un aréna soit construit au centre-ville. Mon conseil à tout le monde est de ne pas négocier dans les médias, a affirmé Watson.

«Nous avons déjà des investissements importants à cet endroit, a-t-il ajouté en parlant des plaines. Deux stations pour le train léger doivent ouvrir leurs portes plus tard cette année. Nous croyons que ce site sera très bénéfique aux Sénateurs (...)

«J’ai rencontré (le commissaire de la LNH) Gary Bettman et Eugene à plusieurs reprises. Les deux ont toujours été très clairs avec moi qu’ils tiennent à voir l’équipe au centre-ville.»

Jim Watson a rappelé que le comité des finances et du développement économique de la Ville d’Ottawa a déjà approuvé un «mandat clair» pour la municipalité dans ses négos avec la CCN et Rendez-Vous LeBreton. «Nous n’allons pas subventionner la construction de l’aréna. Ça, c’est la responsabilité de l’équipe, a-t-il insisté.

«Cela dit, il y a des infrastructures reliées à ce terrain, que ce soit l’aménagement de parcs, d’aqueducs et égouts, qui devraient être la responsabilité de la municipalité.»

Reste à savoir qui paiera pour la décontamination des terrains des plaines laissés vacants depuis une cinquantaine d’années. Le maire croit que la facture salée devrait être assumée par le gouvernement fédéral. «C’est son terrain», a lancé Watson à ce sujet.

Le retour du Crashed Ice ?

À pareille date l’an dernier, Ottawa vibrait au rythme des championnats canadiens de patinage artistique. Quelques semaines plus tard, la ville accueillait la Coupe Davis de tennis puis le Red Bull Crashed Ice.

C’est sans compter les championnats canadiens de triathlon, d’athlétisme et de cyclisme qui ont eu lieu dans les mois suivants, tout comme l’Omnium canadien de la LPGA. 

La dernière année s’est conclue avec le match de la coupe Grey, les essais olympiques de curling et le match en plein air entre les Canadiens et les Sénateurs.

« On ne le cachera pas. Nous n’aurons pas autant d’événements majeurs en 2018 », a avoué le maire Jim Watson, mercredi, en dévoilant le premier rendez-vous majeur de la nouvelle année. Ce sera place aux championnats canadiens de taekwondo du 15 au 18 février au Centre EY. Plus de 800 athlètes sont attendus à Ottawa.

L’autre gros événement à l’horaire ? Les championnats canadiens d’athlétisme qui se dérouleront en juillet pour une deuxième année de suite au stade Terry-Fox.

« Je pense que l’année 2017 a démontré que nous pouvons être des hôtes très professionnels pour des compétitions majeures. Je sais que la LPGA aimerait revenir à Ottawa, tout comme les gens de Red Bull, a indiqué Watson.

«Quand nous avons négocié la venue du Crashed Ice, nous avons pu obtenir les droits de présenter l’événement en sol canadien chaque trois ans. Nous faisons partie d’une rotation avec Edmonton et Québec, a-t-il rappelé. Nous allons nous asseoir plus tard dans l’année avec les gens de Tourisme Ottawa afin de déterminer quels événements nous voulons ramener en ville car il y a un coût.

«Je pense que le retour fut excellent sur notre investissement pour le Crashed Ice. Plus de 250 000 personnes ont assisté aux courses. C’est sans compter la couverture médiatique que nous avons obtenue.»