Le candidat à l’investiture libérale dans Ottawa-Vanier, Adam Ferguson, se décrit comme un « Bernie Sanders canadien ».

Investiture libérale dans Ottawa-Vanier: Adam Ferguson cible le logement

Le logement et la lutte à la pauvreté sont les deux priorités d’Adam Ferguson, candidat à l’investiture libérale en vue de l’élection partielle dans la circonscription d’Ottawa-Vanier. Sur le plan idéologique, le principal intéressé se décrit même comme un « Bernie Sanders canadien ».

Bilingue, l’agent au service à la clientèle dans une entreprise privée prône une meilleure redistribution de la richesse et se désole de voir que l’on compte des sans-abri par centaines dans la circonscription dont le siège est vacant depuis la démission de Nathalie Des Rosiers, à la fin juillet. L’issue de la course à l’investiture sera connue le 7 septembre à l’école secondaire publique De La Salle.

« Ma priorité serait le logement, car il n’y a rien de pire que des gens qui dorment dans la rue. En général, c’est un problème sur lequel tout le monde est d’accord. J’ai toujours voulu faire de la politique. Ce que je constate, c’est que les gens veulent être élus, mais une fois que c’est fait, ils n’ont aucune idée quoi faire. Moi, j’ai plein d’idées en tête et j’aimerais faire mieux que les autres », dit-il d’emblée.

L’homme de 56 ans s’oppose au projet de méga-refuge de l’Armée du Salut sur le chemin de Montréal, dans le secteur Vanier.

« Pour moi, le travail d’un gouvernement, c’est de faire en sorte qu’on n’ait pas besoin de se tourner vers des organismes de charité. La solution ne passe pas par un endroit où on loge tous les sans-abri, qui ont chacun leurs problèmes. Ce n’est pas agréable pour qui que ce soit, ni pour eux, ni pour nous. On devrait opter pour des allocations pour le logement, comme c’est le cas en France. Dès que les gens consacrent plus du tiers de leurs revenus à leur loyer, le gouvernement les aide financièrement », affirme le candidat.

Rappelant que 35 % de la population d’Ottawa-Vanier est francophone, il soutient que la langue de Molière mérite d’être davantage respectée et que tous les services devraient être offerts dans les deux langues officielles.

« Quand j’étais à Toronto et que personne ne pouvait me servir en français au bureau de Services Ontario, ça me choquait. Il n’y a pas que des règles à changer, il y a une culture et une façon de penser à changer. Il y a beaucoup de travail à faire. Certains anglophones font semblant que le français n’existe pas ailleurs qu’au Québec », lance M Ferguson.

Il se prononce par ailleurs en faveur de la construction d’un sixième pont reliant Ottawa et Gatineau, indiquant que « plus d’infrastructures signifient la création d’emplois et une stimulation de l’économie ».

Disant préférer miser sur des solutions plutôt que de formuler des critiques, il soutient tout de même que le gouvernement Ford « est sur une autre planète et vit dans le passé » avec la vague de compressions effectuées au fil de la dernière année.

Les deux autres candidats à l’investiture libérale sont la présidente du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario, Lucille Collard, ainsi que la présidente de l’Association communautaire de Vanier, Lauren Touchant.