Le maire Jim Watson et la Ville d’Ottawa ont appris leur leçon de l’an dernier.

Inondations: Ottawa confiante mais aux aguets

La Ville d’Ottawa, qui a créé le mois dernier un Groupe de travail sur l’atténuation des inondations à la suite des événements historiques de 2017, ne s’attend pas à des crues printanières importantes cette saison. Sauf qu’elle reste aux aguets et se dit prête à toute éventualité.

Lors d’une séance d’information technique tenue lundi, à 24 heures de l’équinoxe du printemps, les autorités municipales ont indiqué que le niveau de la rivière des Outaouais et de la rivière Rideau ne ressemble en rien à celui de l’an dernier et qu’aucun indicateur ne laisse pour l’instant croire que la situation s’aggravera. Malgré tout, une surveillance périodique des zones à haut risque est effectuée et 100 000 sacs de sable sont déjà préparés si le besoin se fait sentir.

Cette fois-ci, aucune précipitation notable n’est attendue, l’accumulation de neige au sol est faible et avec les récentes températures plus douces, la fonte de la neige a été progressive depuis février. À l’inverse, l’année dernière était « hors norme », rappelle la Ville, alors que l’accumulation de neige était normale et que des pluies abondantes étaient tombées en continu sur la région durant plusieurs jours. La suite des choses est connue : la capitale a été confrontée à ses pires inondations en quatre décennies.

« La dernière fois que l’accumulation de neige a été aussi faible à ce moment-ci de l’année, c’était en 2000. On avait alors observé un niveau d’eau des rivières plus faible. Il faudrait un épisode de pluie majeur pour qu’un scénario comme l’an passé se reproduise. Bien sûr, on ne peut pas prédire avec exactitude la météo, mais l’histoire nous dit que des conditions comme celles qu’on observe actuellement jumelées à des précipitations normales résultent en un printemps relativement paisible », a indiqué le chef de la Sécurité et de la Gestion des mesures d’urgence, Pierre Poirier.

Ce dernier a avoué que les événements de 2017 ont permis d’apprendre une leçon : la communication avec le public, les médias et les élus se devait d’être améliorée. L’encadrement des bénévoles a aussi été revu.

Le conseiller dont le quartier (West-Carleton-March) a été de loin le plus affecté par la crise l’an passé, Eli El-Chantiry, a averti l’administration que le déploiement de toilettes ou de douches sur le terrain en cas de situations d’urgences devra être plus rapide. Il a déploré que certains sinistrés aient dû patienter cinq jours avant de se laver les mains ou de prendre une douche, un délai qu’il juge « inacceptable ».

Le coût des mesures mises de l’avant par la Ville à la suite des inondations s’élève à 2,6 millions $.

Les citoyens souhaitant s’informer au sujet des mesures prises par la Ville pour faire face à une situation d’urgence sont conviés à des réunions communautaires mardi à l’aréna R-J-Kennedy, ainsi que le 3 avril au Centre Ron-Kolbus Lakeside et le 4 avril au Centre communautaire de Constance et Buckham’s Bay.


«  Il faudrait un épisode de pluie majeur pour qu’un scénario comme l’an passé se reproduise.  »
Pierre Poirier. chef de la Sécurité et de la Gestion des mesures d’urgence

Il est également possible d’obtenir des renseignements sur le site web et sur les médias sociaux. Une courte vidéo expliquant la méthode pour ériger un mur de sacs de sable a d’ailleurs été produite.

Si ce n’est déjà fait, la Ville recommande aux résidents qui veulent éviter une inondation dans leur sous-sol de sceller les fenêtres et les fissures, ou encore d’aménager leur terrain de façon à ce qu’il y ait une légère pente s’éloignant de la fondation de la propriété. L’installation de dispositifs anti-refoulement ou de pompes d’assèchement est également suggérée.

Au total, environ 500 résidences d’Ottawa ont été touchées par les inondations au printemps 2017.

Lien rapide vers l’ouest: la décision dans un mois

Un train léger ou un service rapide par bus (SRB) pour Aylmer ? La réponse, le 17 avril prochain. Le Droit a appris que le conseil sera appelé à se prononcer officiellement sur le choix de la technologie à privilégier pour le futur lien rapide de transport en commun dans l’ouest lors du prochain conseil municipal. Cette décision sera prise en même temps que se fera l’adoption du nouveau programme du conseil municipal. « C’est l’objectif, a confirmé la présidente de la Société de transport de l’Outaouais (STO), Myriam Nadeau. Lorsque nous aurons la discussion sur le programme, lors du prochain conseil, nous aurons aussi la discussion sur le projet dans l’ouest et sur le choix de la technologie. »