Les femmes représentent 23 % de l’effectif policier au SPO.

Inégalité des sexes: le SPO continue de prendre des mesures

L’année 2018 verra la mise en œuvre de nouvelles mesures au sein du Service de police d’Ottawa (SPO) pour réduire l’inégalité des sexes au sein du corps policier.

« Changer la culture à l’interne est un objectif à long terme qui constitue notre plus grand défi, mais il a le potentiel d’avoir le plus gros impact », a indiqué un rapport présenté lundi par le SPO à la Commission de services policiers d’Ottawa.

Les nouvelles mesures verront notamment la création d’un bureau de l’ÉDI (équité, diversité, inclusion) ainsi que la mise en œuvre d’une stratégie d’information et de sensibilisation pour tous les membres concernant les préjugés et les droits de la personne, notamment.

Le SPO a été dans l’obligation de faire un examen de conscience sur sa mentalité perçue de « club de gars » à la suite d’une entente conclue avec la Commission des droits de la personne de l’Ontario après une plainte déposée par une policière en 2012. Celle-ci avait affirmé avoir été victime de discrimination lorsqu’on lui a refusé de la formation et d’appliquer sur un poste en raison de congés de maternité. 

Le SPO concède qu’il y a beaucoup de travail à faire. Un sondage mené auprès de 127 hommes et femmes au sein du corps policier a révélé que 85 % des répondants ont décrit la culture au sein du SPO de façon négative. 

Ils disent aussi percevoir des traitements préférentiels dans les promotions et les transferts. L’enquête révèle aussi que les hommes ont tendance à se fier à leurs réseaux internes et leurs relations pour obtenir des promotions tandis que les femmes recherchent davantage un processus ouvert et objectif.

Le Service de police d’Ottawa a déjà modifié ses politiques en matière de promotions pour permettre aux agents de postuler à des emplois ou demander des transferts lorsqu’en congé.

Les femmes représentent 23 % de l’effectif policier au SPO. Le chef adjoint Steve Bell a indiqué qu’il serait avantageux pour le SPO d’avoir des femmes dans toutes les sections du corps policier. 

D’ailleurs, le SPO a précisé que des femmes postulent à nouveau pour les sessions de qualification dans l’escouade tactique d’intervention, quelque chose qui ne s’est pas produit depuis la fin des années 1990.

« Même si nous faisons du progrès, nous devons nous assurer que ce sera durable et que nous continuerons à travailler en ce sens », a entre autres signalé le chef adjoint Bell.