Le vérificateur général de la Ville d'Ottawa, Ken Hughes

« Il y a beaucoup de choses qui ne vont pas », selon le VG de la Ville d'Ottawa

De nombreuses lacunes ont été observées dans les contrats de location des propriétés appartenant à la Ville d’Ottawa, révèle le vérificateur général de la municipalité Ken Hughes dans son plus récent rapport annuel.

Le volumineux document de 121 pages contient 87 recommandations, lesquelles ont toutes été approuvées par la Ville. 

Sur les huit sujets étudiés par le bureau du VG, les contrats de location remportent la palme du plus grand nombre de recommandations, soit 30. Ce programme de la Ville permet à la municipalité de générer des millions de dollars chaque année.

« C’est inhabituel, mais il y a beaucoup de choses qui ne vont pas », a lancé M. Hughes devant les membres du Comité de vérification lundi.

Les membres du Comité ont été nombreux à décrier la situation pointant du doigt l’administration municipale.

« C’est une vérification qui est inquiétante. Il s’agit d’un gaspillage de fonds des contribuables si nous ne maximisons pas nos installations », soutient le conseiller Georges Darouze.

L’équipe de M. Hugues rapporte que lorsque la Ville loue, à des entreprises privées ou à des groupes communautaires, les établissements qui lui appartiennent, elle n’a aucune politique de location générale, que les loyers ne correspondent pas toujours à leur valeur réelle sur le marché et que certains baux à long terme n’ont pas été renégociés depuis 15 ans. 

Le directeur municipal, Steve Kanellakos, a affirmé que le personnel tentera de trouver des solutions afin d’éviter qu’une telle situation se reproduise.

Parmi les autres sujets abordés par le VG, il pointe du doigt les services d’ambulance. Selon M. Hughes, des correctifs doivent être apportés afin d’assurer que les renseignements personnels soient mieux protégés,

De plus, la municipalité doit revoir son système de sécurité plus particulièrement dans le cas des travailleurs saisonniers et des stagiaires. 

« Il faut compter de cinq semaines à plusieurs mois avant qu’on annule les cartes d’accès des employés qui en sont plus au service de la Ville », note le bureau du VG.