L'Hôtel de Ville d'Ottawa

Hauts fonctionnaires embauchés par la Ville d’Ottawa: deux exemptions au bilinguisme

Deux fois plutôt qu’une, le conseil municipal d’Ottawa a accepté de faire exemption à sa politique de bilinguisme pour embaucher deux membres de sa haute direction.

Wendy Stephanson devient cheffe des finances, tandis que l’on confirme l’embauche de Dean Lett à titre de directeur des soins de longue durée, lui qui occupait déjà ces fonctions à titre intérimaire.

Mme Stephanson était trésorière adjointe au Service des recettes de la Ville d’Ottawa et possède plus de 25 ans d’expérience dans le secteur public. Elle remplace Marian Simulik qui sera à la retraite à compter du 2 janvier 2020.

Le maire d’Ottawa, Jim Watson, affirme qu’il est difficile pour Ottawa d’embaucher des personnes bilingues avec les compétences requises pour occuper ces postes. Il existe peu de municipalités canadiennes à qui Ottawa peut voler de la main-d’œuvre expérimentée, qualifiée et bilingue, explique-t-il.

Pour les deux postes comblés mercredi, M. Watson assure qu’au moins une personne bilingue a été approchée avant d’embaucher Wendy Stephanson et Dean Lett.

«Wendy Stephanson peut parler français, mais elle n’est pas complètement bilingue, souligne Jim Watson. Il y a d’autres membres de ces équipes qui sont complètement bilingues et s’il y a une situation où on a besoin d’une personne qui parle français, pour une rencontre avec un groupe communautaire par exemple, on a la capacité de le faire.»

Depuis 2016, la Ville d’Ottawa a également embauché les unilingues anglophones au poste de directeur général (Steve Kanellakos), de directeur de la planification, des infrastructures et du développement économique (Stephen Willis) et de chef du Service de police d’Ottawa (Peter Sloly).

Cours de français

Le maire d’Ottawa rappelle également qu’une condition à l’embauche de ces deux employés est qu’ils doivent suivre des cours de français.

«À huis clos, on a dit au directeur général que c’est important de s’assurer que ces deux employés continuent de suivre des cours. C’est nécessaire pour la capacité de servir la population dans les deux langues.»

En mai 2018, Le Droit dévoilait toutefois que la Ville d’Ottawa n’est pas en mesure de divulguer le nombre d’heures consacrées à l’apprentissage du français par ses hauts fonctionnaires.

À l’époque, le directeur général, Steve Kanellakos, poursuivait son apprentissage, mais la municipalité avait confirmé qu’il n’y a aucun niveau de français précis à atteindre pour garder son poste, puisqu’il bénéficie d’une exemption à la politique du bilinguisme.