Les crimes violents ont augmenté de 21 % sur le territoire de la police d’Ottawa.

Hausse de 21% des crimes violents

L’année 2017 aura été marquée à la fois par une hausse du nombre de crimes violents et du taux global de la criminalité dans la capitale fédérale.

Selon les données du rapport annuel du Service de police d’Ottawa (SPO), révélées jeudi, un total de 6359 crimes violents ont été signalés l’an dernier sur le territoire ottavien, une augmentation de 21 % en comparaison avec l’année précédente. On a entre autres dénombré 73 fusillades et 15 homicides.

Quant au taux global de criminalité, il s’est accru de 3,3 % pour se chiffrer à 3524 infractions par tranche de 100 000 habitants.

Au final, toutes catégories confondues, 34 505 crimes ont été rapportés aux autorités policières en 2017, un bond de 4,4 %.

L’indice de gravité de la criminalité, qui permet aux autorités de savoir si la criminalité a été plus ou moins grave que dans les années antérieures, a légèrement augmenté, se chiffrant à 49.

L’un des rares points positifs est que globalement, le taux d’élucidation des infractions criminelles s’est accru pour atteindre 37 %. Par contre, si l’on tient compte uniquement des crimes violents, cette proportion a chuté de 6 points de pourcentage pour se chiffrer à 51,5 %.

Le nombre de crimes non violents est stable, alors que les cas d’agressions sexuelles et de fraudes rapportées sont en hausse respective de 8 % et 16 %. Les méfaits et les introductions par effraction ont diminué de 7 %.

Au chapitre du nombre d’appels de service, une diminution de 3 % a été enregistrée.

En tout, 312 559 appels ont été logés au SPO l’an dernier, une diminution de 3 %.

Conscient que le nombre de crimes violents et de fusillades est en hausse, le Service de police dit comprendre le fait que la hausse du nombre de crimes violents « a un effet direct sur la perception des résidents quant à la sûreté dans leur ville. »

Invité à commenter ces statistiques, le maire Jim Watson croit qu’il n’y a pas lieu de tirer la sonnette d’alarme.

« Nous sommes une ville sécuritaire. Certainement, dans les deux ou trois dernières années, il y a vraiment des défis avec les fusillades. C’est l’une des raisons pour lesquelles on a ajouté lors du budget 75 nouveaux agents pour le SPO. M. El-Chantiry (président de la Commission des services policiers) et moi proposons aussi l’ajout de 10 autres agents. C’est une façon de trouver une solution face à la violence dans la ville, mais c’est un défi, un problème pour toutes les grandes municipalités », a-t-il lancé.